Jean Ping: «Moukagni Iwangou est un gangster !»

Jean Eyeghe Ndong et Jean Ping, le vendredi 1er juin 2018 © GMT

Plusieurs mois après son silence volontaire, l’ancien candidat à la présidentielle de 2016 s’est exprimé, le vendredi 1er juin dernier, sur la situation politique et sociale du Gabon, dans le cadre d’une audience qu’il a accordé à une vingtaine de personnes, à son domicile du Bas-de-Gué-Gué, dans le 1er arrondissement de la commune de Libreville.

C’est en présence des membres de son cabinet à l’instar de, Jean Eyeghe Ndong, Philbert Andzembe et Aimé Nzamba que Jean Ping a pris la parole pour répondre aux sollicitations d’une vingtaine de personnes inquiètes du silence dans lequel s’est muré leur champion. Parmi les sujets passés au crible, l’entrée au gouvernement de certaines figures de l’opposition, notamment de Jean de Dieu Moukagni Iwangou, président de l’Union et solidarité.

L’ancien président de la commission de l’Union Africaine qui estime n’être nullement surpris par l’attitude «bantou» de l’actuel ministre d’État, ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, éprouve toutefois de la peine pour ce dernier. «C’est ici que nous avons lancé Moukagni Iwangou comme une marque de café. Financièrement et politiquement. Mais de là, à aller aussi loin, j’ai de la peine pour lui», a-t-il indiqué.

En effet, Jean Ping estime avoir été plusieurs fois mis en garde par un ancien collaborateur de Moukagni Iwangou, Aimé Nzamba, par ailleurs président de la Nouvelle alliance Républicaine (NAR), sur la nature exacte de l’homme, «un bandit notoire, un voyou». Le chef de file de la Coalition pour la nouvelle République (CNR), estime d’ailleurs que, «des trois entrants au gouvernement Issoze Ngondet III, le plus grand gangster, c’est bel  et bien Moukagni Iwangou!».

Il a ainsi étayé ses propos par plusieurs faits, citant entre autres, l’octroi d’une somme de 10 millions de Fcfa pour un congrès pour lequel, le président de l’Union et solidarité, n’aurait déclaré que 5 millions de Fcfa à ses militants. Arguant que ces derniers venaient de la diaspora, et qu’il en fallait, pour la tenue du congrès 8 autres millions.

Le prêt d’une voiture que Moukagni Iwangou n’aurait jamais été rendu, prétextant un accident, commis en réalité par son fils. Jean Ping sera d’ailleurs interpellé par un mécanicien, grâce à la carte grise retrouvée à l’intérieur de la voiture abandonnée dans un garage. Et le revirement spectaculaire suite au premier appel d’Ali Bongo, alors que ce dernier lui avait donné son accord de principe à coup de billets de banque.

Plus mobilisé que jamais à récupérer sa victoire malgré son interdiction de sortie du territoire, Jean Ping a rassuré les populations sur l’issue, inéluctable et victorieuse d’un combat qu’il mène pour sortir le Gabon des griffes de celui qu’il appelle désormais «son meilleur directeur de campagne», du fait de sa gestion calamiteuse du pays.

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