Jean Ping : «Je ne peux rien faire sans le peuple gabonais»

Jean Ping © GMT

C’est à la faveur d’un déjeuner de presse qui s’est tenu à sa résidence des Charbonnages, que le leader de la Coalition pour la nouvelle République(CNR), Jean Ping a entretenu les représentants des médias sur un certain nombre de sujets d’actualité. A cette occasion, il a réaffirmé sa position quant à la poursuite de son combat pour la reconnaissance de la vérité des urnes, «qui le donnait vainqueur face à Ali Bongo, lors de l’élection présidentielle du 27 août 2016.»

Un an déjà que l’ancien président de la Commission de l’Union africaine revendique sa victoire au scrutin présidentielle, et sa détermination ne semble pas effritée, malgré le temps qui passe. Devant les hommes et femmes des médias nationaux et internationaux, Jean Ping a une fois de plus lancé un appel au peuple gabonais afin que celui-ci «prenne en main  son destin et oeuvrent avec courage au départ d’Ali Bongo du pouvoir».

Lors de cette rencontre, il a réaffirmé son refus de discuter avec Ali Bongo, seul responsable selon lui de la dégradation de la situation du pays. «Je n’irai jamais discuter avec Ali Bongo de quoi que ce soit…ça n’arrivera jamais, sauf pour discuter des conditions de son départ»; a-t-il martelé.

Questionné sur la suite qu’il compte donner à son combat, et au temps qui semble désormais jouer en faveur de son adversaire, le leader de la Coalition demeure optimiste quant à l’issue de ce bras de fer. «Nous n’allons  pas nous laisser faire, mais ce combat nécessite la participation massive de la population à nos côtés»; a-t-il ondiiqué.

Il a d’ailleurs fait remarquer qu’il était nécessaire que les populations prennent la juste mesure de ce qui est entrain de se faire et qu’ils prennent une part active à la lutte pour l’alternance. «Je ne peux rien faire sans le peuple gabonais (…) que voulez vous faire si le peuple gabonais continue à dire on va encore faire comment»; a t-il souligné.  

Par ailleurs, Jean Ping a une fois de plus rejeté les accusations relayées ces derniers temps contre la France, notamment «la légitimation sournoise» du pouvoir d’Ali Bongo. «Personne ne peut nous donner des justificatifs concrets démontrant que la France nous a trahi. Notre ennemi ce n’est pas la France, c’est Ali Bongo»; a-t-il fait observer.

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