Jean Ping entend faire échouer le projet de révision constitutionnelle

Jean Ping © GMT

Le front du refus de la révision constitutionnelle qui fait débat au sein de l’opinion depuis plusieurs semaines vient de recevoir un appui de poids en la personne du leader de la Coalition pour la nouvelle République, Jean Ping. Dans une déclaration lu le 4 novembre 2017, devant une centaine de ses partisans à sa résidence sis au Charbonnage, l’ancien candidat à l’élection présidentielle du 27 aout 2016, qui conteste toujours la reelection d’Ali Bongo Ondimba à la tête de l’Etat a dit sa détermination à faire échouer la révision de la Constitution adoptée par le Conseil des ministres le 28 septembre dernier.  

Un an déjà que le scrutin présidentielle s’est achevé mais la question semble toujours d’actualité au regard du discours solennelle prononcé par Jean Ping le week end écoulé, une déclaration où il a reconnu les attentes de plus en plus présente des populations. «Je suis en accord avec vous, en totale communion avec le peuple gabonais pour considérer qu’une seule question commande toutes ces préoccupations. Cette question c’est celle de la reconnaissance de la vérité des urnes. Cette question c’est celle de la fin du coup d’Etat militaro-électoral. Cette question c’est celle de la fin de la dictature. C’est celle du départ de l’usurpateur et de la fin du régime Bongo-PDG»; a t-il lancé.

Collant à l’actualité il est par la suite revenu sur le projet de révision constitutionnelle envisagé par le gouvernement, se déclarant comme le «garant du respect de la loi fondamentale, la mère de toutes les lois, celle qui détermine la nature de l’Etat et de garant des libertés fondamentales», il a réaffirmé sa détermination à combattre cette réforme.

«Voilà pourquoi, nous ne pouvons accepter la liquidation de la République pour la gloire d’un homme atteint par la folie de grandeur et ses rêves démoniaques et permanents de Monarchie (…) Pour tous ceux qui ont donné un peu de leur temps, un peu de leur lueur, un peu de leur sueur, durant la Conférence nationale de 1990, nous devons faire échec à ces tendances rétrogrades et archaïques»; a t-il martelé.

Malgré la mobilisation qui semble désormais s’effrité au fil des mois, Jean Ping assure que sa détermination ne faillira pas. «Nous devons la faire échouer parce qu’elle porte en elle les germes de la liquidation de la République et finalement de l’instauration d’un Royaume au Gabon (…) Si la Résistance vise à faire respecter le verdict des urnes, le rejet du projet de révision constitutionnelle entend réaffirmer le droit des Gabonais et Gabonaises à choisir librement leurs dirigeants et leur destin»; a lancé l’ancien président de la Commission de l’Union africaine.

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