Jean Ping dans le top 10 des ministres étrangers issus de la Sorbonne 

L’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, est une des plus prestigieuses du monde francophone. De nombreux hommes politiques  y sont passés, en suivant des parcours très variés. Le Sorbonn@ute a dévoilé, le vendredi 13 mai 2016, le top 10 des personnalités ayant occupé le poste de ministres dans leur pays respectif issus de la Sorbonne. Un seul gabonais y figure; c’est Jean Ping.

Le Sorbonn@ute classe l’ancien candidat à la présidentielle du 27 août au 8ème rang des ministres étrangers issus de la Sorbonne. Précisant par ailleurs qu’il est «né au Gabon en 1942, Jean Ping a effectué sa scolarité en France jusqu’à un doctorat de sciences économiques à Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Il est ensuite nommé ministre de l’Information, en 1990, puis ministre des mines, de l’énergie et des ressources hydrauliques jusqu’en 1994. Il obtient ensuite un mandat de ministre des affaires étrangères et celui de la planification, de l’environnement et du tourisme. Il a également présidé l’Assemblée générale des Nations Unies, en 2004-2005. Candidat à la présidence du Gabon, il a dévoilé son programme de campagne le 5 mai dernier.»

Ci-dessous, l’intégralité du classement :

  1.      Athanasia Anagnostopoùlou

Originaire de Grèce, Athanasía « Sía » Anagnostopoúlou a fait une partie de ses études à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne avant de devenir une historienne à la réputation internationale. Elle a beaucoup écrit sur son pays ainsi que sur la révolution. Elle est depuis 2015 députée au Parlement Grec sur la liste de Syriza et, depuis 2016, vice-ministre de l’éducation. Elle s’est notamment élevée contre le nationalisme dans les manuels scolaires, créant par la suite une grande polémique.

  1.      Luc Frieden

Luxembourgeois, cet homme politique a effectué l’essentiel de sa scolarité à l’international, entre son pays d’origine et l’Angleterre. Son passage à Paris 1 Panthéon-Sorbonne remonte à 1986, dans le cadre d’une maîtrise de droit. Il devient ensuite avocat et professeur de droit au Luxembourg. En 1994, il est élu à la Chambre des députés. En 1998, il commence sa carrière ministérielle par un mandat de ministre de la justice, qu’il renouvelle en 1999. Il est par la suite ministre du budget puis de la défense jusqu’en 2006, et enfin ministre des finances et du budget à partir de 2009. Depuis 2014, il est à la tête de la Deutsche Bank à Londres.

  1.      Mamadou Seck

Après des études d’économie à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et au Centre d’Etudes Financières, Economiques et Bancaires, Mamadou Seck a travaillé pour l’Office National de commercialisation agricole pour le développement (ONCAD) au Sénégal. Il est devenu, par la suite, consultant du gouvernement du Sénégal, au PNUD et au BIT. Entre 2001 et 2007, il a assuré plusieurs mandats ministériels, comme celui de l’économie et des finances. De 2008 à 2012, il a été président de l’Assemblée nationale du Sénégal. Depuis, il s’est tourné vers le secteur bancaire.

  1.      Ibrahim Hassane Mayaki

Né au Niger en 1951, Ibrahim Assane Mayaki est le secrétaire exécutif de l’Agence de planification et de coordination du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD). Après un master canadien, il a obtenu un doctorat en sciences administratives à Paris 1 Panthéon-Sorbonne, avant de devenir professeur dans ce domaine. En janvier 1997, il est nommé ministre délégué de l’Intégration Africaine et ministre des Affaires étrangères puis, de 1997 à 2000, Premier ministre du Niger. Il a notamment favorisé le dialogue social dans son pays.

  1.      Théodore Holo

D’origine béninoise, Théodore Holo a obtenu un doctorat en droit à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, en 1979. Il a fait partie de la commission constitutionnelle à l’origine de la Constitution actuelle du Bénin, en 1990. Il se tourne ensuite vers l’enseignement en droit constitutionnel, malgré l’exercice de quelques mandats ministériels, comme celui des Affaires Etrangères, de 1991 à 1993, et celui de la Justice, en 1995. Depuis 2013, il est Président de la Cour Constitutionnelle du Bénin. Ecrivain actif, il est également dépositaire de nombreuses décorations et est Officier de la Légion d’Honneur française depuis 1993.

  1.      Dragomir Stoïnev

De nationalité bulgare, Dragonir Velkov Stoïnev est passé par Paris 1 Panthéon-Sorbonne lors de son master d’économie, en 2002. Après avoir été expert auprès de la présidence de la République bulgare, en 2005, puis de l’administration gouvernementale, en 2006, il a été conseiller économique du Premier ministre socialiste, Serguei Stanichev, entre 2007 et 2009. Il a ensuite été élu à l’Assemblée Nationale, à la tête de la commission du Travail et de la Politique Sociale, puis réélu en 2013. Il a été ministre de l’Economie et de l’Energie de Bulgarie, de 2013 à 2014.

  1.      Hazem el-Beblawi

De nationalité égyptienne, Hazem el-Beblawi a poursuivi des études de droit notamment à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, où il a obtenu un doctorat, en 1964. Il a débuté sa carrière dans des institutions économiques, en Egypte comme à l’étranger. De 1995 à 2000, il a travaillé à la Commission économique et sociale pour l’Asie Occidentale à l’ONU. Il a fondé, en 2011, le parti social-démocrate égyptien et est nommé, après la révolution, vice-premier ministre et ministre des Finances. Il a démissionné par protestation, avant de revenir en tant que Premier ministre, de 2013 à 2014.

  1.      Jean Ping

Né au Gabon en 1942, Jean Ping a effectué sa scolarité en France jusqu’à un doctorat de sciences économiques à Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Il est ensuite nommé ministre de l’Information, en 1990, puis ministre des mines, de l’énergie et des ressources hydrauliques jusqu’en 1994. Il obtient ensuite un mandat de ministre des affaires étrangères et celui de la planification, de l’environnement et du tourisme. Il a également présidé l’Assemblée générale des Nations Unies, en 2004-2005. Candidat à la présidence du Gabon, il a dévoilé son programme de campagne le 5 mai dernier.

  1.      Taïeb Fassi-Fihri

Après avoir grandi et effectué ses premières études au Maroc, le diplomate a obtenu un master d’économie publique et de planification à Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Il finit ses études à Science Po Paris, puis entre au ministère des Affaires étrangères, en 1986, et est nommé secrétaire d’Etat en 1993. Il occupe régulièrement ce poste jusqu’en 2012, avant de devenir conseiller du Souverain au Cabinet Royal, poste très important au Maroc.

  1.  Irakli Garibachvili

D’origine géorgienne, Irakli Garibachvili est diplômé de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne en relation internationales. Il entre en politique en 2012 et rejoint le parti Rêve Géorgien. Devenu député, il est nommé ministre de l’Intérieur sous le gouvernement Ivanichvili, puis Premier ministre de Géorgie, de 2013 à 2015, à l’âge de 31 ans. Mais il a démissionné, en décembre 2015, en raison de l’impopularité de sa politique économique…