Jean Ping : «Ce que le peuple veut c’est qu’Ali parte»

Dans un entretien accordé à Libé, Jean Ping, de séjour à Paris pour plaider sa cause un an après la réélection contestée d’Ali Bongo Ondimba. Il entend toujours obtenir de façon pacifique l’accession au fauteuil présidentiel.

Interrogé sur ses rencontres en hexagone, le leader de la Coalition pour la nouvelle République (CNR) n’entend pas communiquer. «Je ne vous dirai pas qui j’ai vu. A eux de le faire s’ils le souhaitent», confie-t-il.

En outre, il a balayé la suggestion de Paul Marie-Gondjout, secrétaire exécutif adjoint de l’Union nationale (UN) qui consiste à mettre en retrait Ping avec l’espoir qu’Ali en fasse autant. «L’important ce n’est pas moi, ce que le peuple veut c’est qu’Ali parte», précise-t-il.

Revenant en outre sur les déboires judiciaires du pouvoir en place,  Jean Ping, qui rentrait de Genève, où il a sollicité une audience au Comité des droits de l’homme de l’ONU précise que «la justice, c’est une chose, et l’action de la communauté internationale, une autre», confie-t-il.

Depuis le 3 septembre 2016, ses partisans sont des centaines à battre le pavé entre le parvis des Droit de l’Homme et l’Ambassade du Gabon ou à se mobiliser Place du Trocadéro pour rappeler aux yeux du monde que Jean Ping reste «le vrai président élu». La même ferveur a regagné le Gabon avec l’organisation de causeries politique à Libreville et ses environs depuis bientôt un mois. Au regard de ces événements, l’élection présidentielle d’août 2016 est loin de trouver son épilogue. 

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