Jean Ping aux côtés des sinistrés de Plein-Ciel

 

GABON LIBREVILLE

Les pluies torrentielles qui se sont abattues sur Libreville dans la nuit du 17 au 18 février 2017 ont causé des inondations, notamment à Plein ciel, où Jean Ping s’est rendu au chevet des  centaines de sinistrés. Cette visite inopinée a permis à ce dernier de se rendre compte des dégâts causés par l’absence d’aménagement des bassins versants.

Accompagné de quelques uns de ses collaborateurs dont Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, Jean Ping est allé se rendre compte de l’importance des dégâts matériels et exprimé son soutien moral aux populations sinistrées. «Je suis venu apporter avant tout un soutien moral et politique à ces compatriotes sinistrés. Je regrette le fait que l’Etat, qui dispose de moyens financiers et logistiques tels que le génie militaire, préfère consacrer ses moyens à la construction de stades plutôt que de venir au secour des populations en détresse» a-t-il lancé à la foule qui l’entourait.

Au delà du caractère politique, cette visite de Jean Ping revêt un aspect citoyen et humain qu’il convient de relever. Jacqueline Massamba, une des sinistrés n’a pas caché le sentiment que lui a suscité cette venue de l’ancien candidat à la présidentielle d’août 2016: «Je suis contente de voir Jean Ping ici, c’est la preuve qu’au delà de nos suffrages qu’il a sollicité il compatit à la douleur de ses compatriotes. On s’attendait à voir la mairesse qui est une femme qui ne peut ignorer la douleur que ressent d’autres femmes comme elle en pareille situation. Ils sont sûrement très occupés à préparer leur dialogue politique pendant que nous mourrons ici. Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu, pour être traité de la sorte?», se questionne-t-elle laissant échapper une larme.  

L’absence des plus hautes autorités municipales et étatiques aux côtés des ces populations sinistrées doit interpeller les consciences. Comment peut-on gouverner pour le peuple et au nom du peuple et être insensible à la détresse de ce dernier? Les populations de Plein Ciel et Batavéa retiendront qu’au moment où elles étaient affligées, elles n’ont reçu de l’Etat qu’une répression policière démesuré en lieu et place d’une aide et d’une assistance.

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