jeudi,9 décembre 2021
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Jean Marie Ogandaga : «l’économie gabonaise est en capacité de supporter des chocs économiques»

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Alors que la récente réunion des experts de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) qui s’est tenue vendredi dernier à Addis Abeba, a rappelé aux dirigeants africains la nécessité de « revoir et réviser leurs budgets pour redéfinir les priorités de dépenses à atténuer les effets négatifs attendus du COVID-19 sur leurs économies », le ministre de l’Economie Jean Marie Ogandaga s’est lui voulu plus rassurant. Au détour d’une récente interview, il a ainsi souligné que « l’économie gabonaise est en capacité de supporter des chocs économiques ».

« Inciter les importateurs de produits alimentaires à assurer des réserves alimentaires suffisantes dans les principaux aliments de base, financer la préparation aux virus, la prévention et les installations curatives, y compris la logistique (…) utiliser la crise pour améliorer les systèmes de santé et préparer des plans de relance budgétaire », les nombreuses recommandations de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), soulignent la gravité de la situation liée à l’impact économique du Covid-19.

En appelant les gouvernements africains à revoir et réviser leurs budgets pour redéfinir les priorités de dépenses, ce qui a notamment été le cas pour le Nigeria qui a revu à la baisse ses dépenses budgétaires, la CEA s’est voulue pragmatique et rassurante. Dans le même esprit, le ministre de l’Economie Jean Marie Ogandaga a indiqué au cours d’une interview que « les efforts de diversification fournis depuis 2010 ont permis d’augmenter la résilience de l’économie gabonaise ». 

Poursuivant son propos, le ministre de la dépense, a insisté sur le fait que «  l’économie gabonaise est en capacité de supporter des chocs économiques », rappelant cependant que dans le contexte actuel, « l’ampleur de la crise pourrait impacter l’économie gabonaise si elle venait à perdurer ». Bien que cohérents, ces propos restent néanmoins à prendre avec des pincettes, puisqu’en l’absence de mesures d’accompagnement visant à amortir le choc pour les entreprises évoluant dans les secteurs les plus touchés, difficile de maintenir le niveau d’activité actuel. 

C’est d’ailleurs en évoquant le « maintien des investissements dans les infrastructures pour protéger les emplois, et l’élan de la ZLEC en tant que mécanisme de construction notamment », que la commission économique a conclu ses recommandations. Ce qui souligne la nécessité pour l’Etat d’intervenir sur les secteurs les plus touchés pour maintenir un niveau relativement stable d’activité, et ce, dans des délais assez rapides.

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Ladji Nze Diakitéhttps://www.gabonmediatime.com
Titulaire d'un Master en Audit, Contrôle de Gestion et aide à la Décision, passionné de journalisme, j'analyse au quotidien l'actulaité économique du Gabon et du continent Africain ainsi que l'actualité sportive.
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