mercredi,23 septembre 2020
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Jean Fidèle Otandault: «pour qu’une économie se porte bien, il faut qu’elle suscite des vocations d’entrepreneurs»

C’est l’avis tranché de l’expert-comptable et ancien ministre du Budget et des Comptes publics Jean Fidèle Otandault. Alors que le monde doit faire face à ce qui est sans doute la pire crise économique de son histoire, le modèle économique gabonais gagnerait à s’orienter vers une nouvelle donne. Basé sur la rente pétrolière, ce modèle doit selon l’ancien ministre, migrer vers un changement de paradigme en vue de susciter « des vocations d’entrepreneurs ».

Expert-comptable inscrit au tableau de l’Ordre de Paris-Île-de-France, mais également à celui du Gabon, Jean Fidèle Otandault s’est livré à une analyse transversale de la situation économique actuelle et à une présentation exhaustive du rôle de l’expert-comptable dans l’économie. Soulignant dans un premier temps le « changement et l’incertitude » qui caractérisent l’environnement économique actuel dû à la Covid-19, l’ancien membre du gouvernement a donné quelques pistes de réflexion.

En effet, conscient des difficultés que traversent le pays à la suite de la pandémie du Coronavirus, et du fait que les ressources propres essentiellement portées par la rente pétrolière peinent à offrir des nouvelles perspectives d’emploi, l’ancien membre du gouvernement a plaidé en faveur de l’intensification de la diversification de l’économie prônée et voulue par le chef de l’Etat , son Excellence Ali Bongo Ondimba . Pour l’expert comptable , l’économie gabonaise se porte mieux mais elle se doit de susciter d’avantage des vocations d’entrepreneurs .

S’il admet volontiers que « depuis quelques années, plusieurs initiatives en faveur de la création d’entreprises, donc de la lutte contre le chômage et plus particulièrement le chômage des jeunes » ont été prises et que « jamais, l’esprit d’entreprendre n’a été aussi dynamique au Gabon », J F Otandault a néanmoins insisté sur le fait qu’il est important de « continuer d’inciter ceux qui ont un projet à sauter le pas de la création d’entreprises en sécurisant leur démarche ».

Dans un pays où les adolescents représentent 21% de la population totale, et où le taux de décrochage scolaire reste relativement élevé conduisant « les jeunes en décrochage à se livrer à des activités précaires comme la toxicomanie et la criminalité » comme le révèle un rapport de l’unicef, il apparaît urgent d’élaborer des politiques publiques visant à structurer la jeunesse gabonaise.

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Ladji Nze Diakitéhttp://www.gabonmediatime.com
Titulaire d'un Master en Audit, Contrôle de Gestion et aide à la Décision, passionné de journalisme, j'analyse au quotidien l'actulaité économique du Gabon et du continent Africain ainsi que l'actualité sportive.
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