Jean Eyeghe Ndong : «On ne sait pas où est Ali Bongo»

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Jean Eyeghe Ndong au centre © Page Facebook Jean Ping en image.

Le samedi 15 février 2020, Jean Eyeghe Ndong comme à son habitude depuis quelques années désormais, écume les quartiers de la capitale afin de s’entretenir avec les populations sur la situation politique du pays depuis l’élection contestée d’août 2016. A l’occasion de l’une d’elles, l’ancien Premier ministre n’a pas manqué de marquer son inquiétude sur l’invisibilité du Chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba en mettant au défi les riverains présents à la causerie s’il savaient où était Ali Bongo.


C’est là une question abordée, soulevée, remuée dans tous les sens par l’opinion, la société civile et surtout l’opposition à laquelle fait désormais partie l’ancien Premier ministre Jean Eyeghe Ndong. En causerie avec les populations du deuxième arrondissement de la commune de Libreville, précisément ceux de derrière l’Assemblée nationale, l’un des cadres de la Coalition pour la nouvelle République est revenu sur l’actualité relative à l’état de santé du président de la République. 

Évoquant les crises multiformes dans lesquelles le pays s’enfonce chaque jour en raison de son instabilité, Jean Eyeghe Ndong a justifié cette situation par la fébrilité de l’autorité la plus puissante du pays, censé rassurer et s’assurer de la conduite de la politique dont il a confié la réalisation au Premier ministre Julien Nkoghe Bekale. Pour lui, l’absence du président ternit l’image du pays surtout qu’actuellement, les sorties sont tellement rares et occultes qu’aucun Gabonais à l’heure actuellement ne peut dire avec exactitude et véracité où se trouve le président. « Personne d’entre vous ne peut dire exactement où est le Président du Gabon aujourd’hui », a-t-il affirmé avec conviction aux populations qu’il entretenait. 

Abondant sur la même question, l’ancien candidat à l’élection présidentielle de 2009 a fait poindre l’idée selon laquelle Ali Bongo Ondimba ne dirigerait le Gabon, son pays que par procuration en raison de ses apparitions publiques qui sont de plus en plus rares. Une situation qui selon lui remet sur le devant de la scène l’éventualité née de l’opinion d’un sosie qui agirait en lieu et place du président. « Pour certains c’est lui, pour d’autres c’est une autre personne, c’est à dire une doublure. La question de sa présence reste toujours d’actualité », a-t-il poursuivi

Allant plus loin, Jean Eyeghe Ndong est même revenu sur les rumeurs longtemps soutenues par la conscience sociale sur la disparition supposée du chef de l’Etat au plus fort de son accident vasculaire survenu le 24 octobre 2018 à Riyad. « Les bruits courent depuis sur sa mort. Certains pensent même qu’il est vivant, mais on ne sait pas où il l’est. Ce n’est pas normal  », at-il conclu. 

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