mardi,20 avril 2021
AccueilDerniers articlesIST: bulletins de notes et attestations des étudiants GRH confisqués par le...

IST: bulletins de notes et attestations des étudiants GRH confisqués par le chef de département ?

C’est la question qui taraude les esprits des parents d’étudiants informés d’une rétention de bulletins et d’attestations de réussite faite par Hughes Maganga, chef du département gestion des ressources humaines (GRH) à l’Institut supérieur de technologie (IST). Une situation qui empêche ces étudiants en fin de cycle de poursuivre leurs études dans d’autres établissements, voire de se plonger dans le monde du travail. Pour sa part, le mis en cause dénonce la mauvaise foi de certains qui refusent de respecter les procédures académiques.

Mais que se passe-t-il réellement à l’Institut supérieur de technologie? Fini le rififi autour de l’organisation des concours d’entrée, place à la dénonciation d’une présumée confiscation de parchemins par un enseignant qui plus est, chef de département. En effet, les étudiants en fin de cycle au département Gestion de ressources humaines dudit établissement sont vent debout contre leur administration qui semble impuissante devant Hughes Maganga, le chef du département dans lequel ils sont inscrits. Promu il y a un an, cet enseignant ferait rétention de parchemins.

« Depuis le mois d’août 2020 date à laquelle les étudiants en fin de Cycle GRH ont soutenu, le chef de département a confisqué les bulletins et les attestations de réussite. Or, nous avions en perspective la poursuite de nos études dans d’autres établissements pour certains et embrasser le monde du travail pour d’autres », a indiqué un des concernés au nom de ses pairs. Une situation des plus incompréhensibles tant ni la Direction générale encore moins le ministère de tutelle n’a bronché à ce propos.

Pour expliquer cette condescendance présumée d’Hughes L’atanga, les plaignants révèlent qu’il les aurait invités à « remuer terre et ciel sans rentrer en possession de ce qui leur revient de droit ». D’ailleurs, les étudiants ballottés précisent que « seuls ses connaissances et les enfants qui ont des parents bien placés ont pu rentrer en possession de leurs bulletins de notes et attestations de réussite », ont-ils conclu.

Des accusations lourdes et soutenues par des relances sans suite faites par les étudiants à leur directrice générale , qui semble se plaire dans cette atmosphère de guerre. Dans l’optique de confronter les positions, Gabon Media Time (GMT) a joint par voie téléphonique le chef de département mis en cause. Lequel s’est dit outré par la mauvaise foi de ses apprenants qui sont déterminés à le salir pour avoir gain de cause. Alors que, selon lui, tout ce retard n’est nullement dû à une quelconque confiscation.

Pour Hughes Maganga, ceci serait plutôt dû au respect d’une procédure académique stricte. « Ce que les étudiants ne vous disent pas également, c’est que les bulletins de licence ne peuvent être donnés sans qu’il n’y ait une vérification des résultats des semestres antérieurs. […] Aussi, le jury de validation est l’instance qui vérifie que les étudiants n’ont plus de dette, à travers le service de la scolarité » a-t-il clairement résumé. 

À ce jour, cet ancien fleuron de l’enseignement supérieur au Gabon cumule un retard dans le programme de plus de 10 mois. Entre les pauses dues aux grèves, à la crise sanitaire liée à la Covid-19 et des arrêts intempestifs. Il va sans dire que la Directrice générale gagnerait à s’y pencher afin de sauver les meubles. 
Pour leur part, les étudiants concernés ont d’ores et déjà interpellé le ministre de tutelle le Pr. Patrick Mouguiama Daouda pour faire l’arbitrage dans cette affaire dans un délai imparti de 2 semaines. Dépassé ce délai « nous serons obligés de fermer le bureau de ce monsieur et même le portail de l’école », ont-ils annoncé.

Laissez votre commentaire

Lyonnel Mbeng Essonehttps://www.gabonmediatime.com
Journaliste Reporter (Société - Justice - Faits divers )
Bestheinfusion