ISI : l’administration demande aux étudiants de payer la dette de l’Etat

©D.R Institut supérieur d'ingénierie

Ce mardi 17 octobre 2017, les étudiants boursiers de l’Institut supérieur d’ingénierie (ISI) ont manifesté dans l’enceinte de leur établissement sis aux Trois Quartier, dans le premier arrondissement de Libreville. Ils ont exprimé ainsi leur mécontentement face au traitement qu’ils subissent de la part de leur établissement qui exigent de leur part, qu’ils paient la dette contracté par l’Etat gabonais.  

Les étudiants boursiers de l’ISI sont forcés par l’administration de l’Établissement à payer une sommes de 280 mille francs CFA au titre des frais de soutenances. «Nous sommes affectés par les décisions de l’administration et par les impayés de notre scolarité par l’Etat gabonais»; confie un étudiant avant de poursuivre que L’administration de l’établissement leur «demande de payer la dette de l’Etat. Chaque étudiant devra payer à peu près 5 millions de francs, soit trois années d’impayés de frais d’études. En plus de cela, nous devons payer 280 mille francs pour authentification de nos diplômes»; poursuit-il exaspéré.

Les apprenants envoyés dans cet  institut d’enseignement supérieur dénoncent la démarche des responsables dudit établissement qui consiste à vouloir leur faire porter une dette qui incombe au gouvernement. Selon eux, «la subvention de leurs études par l’Etat s’est faite sur la base d’un contrat entre l’ISI et l’Agence nationale des bourses du Gabon (ANBG). En cas de non respect de cet accord, il revient aux deux parties de réfléchir sur une quelconque issue.»; commente L’Union dans sa livraison de ce mercredi 18 octobre.

L’administration de l’ISI, elle aussi s’interroge sur le sort de ces étudiants. «La somme exigée aux étudiants pour leur frais de diplôme devrait leur permettre de soutenir leur mémoire de fin de cycle. Les étudiants boursiers refusent l’idée de payer pour la délivrance de leur diplôme. L’Etat doit s’exécuter. Nous sommes une entreprise, nous avons des employés à notre charge, des factures à régler… Ces impayés ne nous permettent plus de fonctionner normalement»; a confié Pour Pierre Mikolo, Directeur général intérimaire de l’établissement.

Ne sachant plus où donner de la tête, les étudiants attendent tout de même, une réelle communication entre les responsables d’ISI et l’Etat gabonais, pour qu’il soit trouvé une issue à ce problème qui les met en péril dans leur cursus académique.

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