vendredi,23 octobre 2020
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ISI: la remise des parchemins aux étudiants boursiers prévue en novembre

Près de 4 ans après avoir validé leur année de licence, plusieurs centaines d’étudiants boursiers orientés à l’Institut supérieur d’ingénierie (ISI), situé dans le 1er arrondissement de Libreville, n’ont toujours pas reçu leurs diplômes. Une situation consécutive au non-paiement de la scolarité par l’État gabonais qui semble tirer à sa fin. Puisque la direction générale de cet établissement a annoncé que les parchemins seront finalement remis au mois de novembre prochain, après d’âpres négociations avec les autorités compétentes.

Contexte

Enthousiastes lorsqu’ils y étaient orientés après l’obtention de leur baccalauréat, les étudiants boursiers orientés à l’Institut supérieur d’ingénierie (ISI) sont depuis, descendus de leur nuage. Une situation obligatoire puisque leur espoir de s’affranchir des difficultés administratives et des grèves qui gouvernent le public s’est brusquement écroulé comme un château de cartes. En effet, après leur formation à « l’industrie de la compétence », leurs parchemins sont restés confisqués par l’établissement de Yannick Amiar Mickelet, le fondateur d’ISI.

« Depuis la fin de notre formation en 2018 qui correspond à la fin de notre contrat signé à l’Agence gabonaise des bourses du Gabon, nous ne parvenons pas à se soutenir ni à retirer nos parchemins parce que l’État n’aurait pas réglé la scolarité qui est à sa charge », a déclaré un jeune étudiant de cet établissement. Poursuivant son propos, celui qui a accepté de se faire la voix des centaines d’étudiants boursiers, a révélé que la direction d’ISI exigerait qu’ils s’acquittent, eux-mêmes, des impayés de l’État.

Confrontée à cette condition, seule une poignée d’étudiants a pu poursuivre ses études et ce, grâce à l’effort incommensurable consenti par leurs parents en payant d’importantes sommes d’argent à l’école. Une sorte de rançon payée pour délivrer leur progéniture de ce qui peut être considéré comme un piège soigneusement tendu par l’État. Quant à la majorité d’étudiants, elle a dû repartir s’inscrire à l’Université Omar Bongo (UOB) en première année après 3 ans d’études, 2 ans de jachère intellectuelle forcée.

Vers la fin du calvaire

Pour sa part, le Directeur général de cet établissement qui réaffirmait il y a quelques semaines que le paiement sur fonds propres des étudiants restait la seule condition est revenu avec une note d’espoir. « C’est peut-être une information. Mais ce problème est en voie de résolution. Au courant du mois de novembre, ils recevront tous leurs parchemins. Pourquoi ? Parce que la task force mise en place par la présidence de la République nous a aidé à recouvrer un ensemble de ces créanceslà. », a indiqué Yves Tameu, Coordinateur général de l’ISI.

Une sortie qui devrait finalement mettre du baume dans les cœurs des principales victimes de ce bras de fer entre l’État et l’ISI. À ce propos, le ministre de l’Enseignement supérieur a , lors de son passage chez notre confrère Gabon 24, annoncé le début du paiement de la dette de l’État aux chefs d’établissement concernés. « l’État a commencé, avec l’implication du ministère du Budget, à apurer cette dette », a-t-il conclu. Place aux actes !

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Henriette Lembethttp://gabonmediatime.com/
Journaliste Le temps est une donnée fatale à laquelle rien ne résiste...
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