Internet mobile : Gabon Télécom n’en finit plus d’irriter ses abonnés

Sous le fallacieux motif de la dépense à la consommation, l’opérateur de téléphonie mobile Libertis, propriété du principal fournisseur du réseau internet au Gabon, Gabon Télécom Mobile ne finit pas d’abuser de sa clientèle adepte d’internet. Depuis l’avènement de la 4G, les Abonnés ont du mal à suivre entre les forfaits qui ne respectent pas les délais quel que soit le type de téléphone et le montant de ces derniers. Si pour certains, la facturation fantaisiste de l’opérateur est à l’image de la qualité de service, d’autres estiment que Gabon Télécom Mobile est simplement sur la course au profit après les grandes pertes liées à la crise post-électorale voilà bientôt un an.

Ils sont nombreux ces abonnés de Libertis, utilisateurs d’internet mobile 4G, à ne toujours pas comprendre comment marche la facturation à la consommation. Lancé le 10 octobre 2014, la téléphonie mobile de 4e génération (4G) apparaissait comme une évolution de l’opérateur mais surtout, une opportunité pour tous les utilisateurs d’internet mobile. Trois (3) ans après, la facturation n’en finit plus de faire grincer les dents des consommateurs qui n’hésitent plus à crier au vol ou à l’arnaque quand ils voient le crédit et le forfait disparaître sans un message d’alerte ou quand la connexion devient simplement lourde et donc, impossible à exploiter pour les services qui ont besoin d’une meilleure stabilité du réseau internet.

On peut reconnaître à la 4G, à en croire Theresia abonnée Libertis, «une certaine fluidité de la connexion. Cependant les Mo passent à une vitesse éclair ! Et le plus souvent, c’est quand il te reste zéro Mo, et qu’ils ont achevé le petit crédit bonus compris, qu’ils t’envoient un SMS du genre: Attention, il vous reste 0Mo…». Une situation récurrente qui justifierait l’interpellation récente des opérateurs de téléphonie mobile par l’Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes (Arcep).

En effet, L’Arcep avait invité « ardemment tous les opérateurs concernés à communiquer largement, sans délai et par tous les moyens à leur convenance, sur les procédures de souscription des forfaits Internet, leur facturation et les modalités de débit des comptes des abonnés», au plus tard le 5 juillet dernier, chose qui n’a pas été faite. Ces communications auraient permis aux abonnés de mieux contrôler leur rythme de consommation de données.

En juin 2015, les offres de forfaits internet Libertis avaient presque été réduites de moitié. A titre d’exemple, l’offre de 100 Mo passe de 2000 à 1000 francs et est désormais valable sept jours au lieu de trois. Celle de 500 Mo est dorénavant facturée à 3000 francs au lieu de 4500, et est désormais valable 14 jours au lieu de sept. Dans le même ordre d’idée, 1 Go de connexion coûte désormais 5500 francs au lieu de 8500, et est valable 30 jours au lieu de 15 auparavant, etc. Une décision qui avait redonné du sourire aux consommateurs qui se plaignaient déjà de la cherté des forfaits.

Par ailleurs, en terme de chiffre d’affaires pour les trois opérateurs mobile (Airtel, Gabon Telecom mobile et Azur), il ressort de l’Observatoire du quatrième trimestre 2016 des marchés de la téléphonie mobile de l’ARCEP qu’ils «totalisent un nombre de 2 962 486 abonnés au quatrième trimestre 2016 et ont généré un chiffre d’affaire durant le quatrième trimestre de 54,69 milliards de francs CFA (au quatrième trimestre 2015 il était à 58,41 milliards de francs CFA, la maison de téléphonie Moov Gabon n’avait pas encore été rachetée, Ndlr)». Et c’est Gabon Télécom Mobile qui a la meilleure part avec 28,68 milliards de francs CFA, suivi d’Airtel Gabon (23,19) et Azur Gabon (2, 82).

Toutefois, les grosses perturbations observées sur la fourniture en réseau internet mobile durant la période post-électorale laissent penser à certains observateurs que la maison de téléphonie essaie de se refaire une santé financière. Même si jusqu’à aujourd’hui, les pertes des maisons de téléphonie mobile liées à cette période n’ont pas été communiquées.

Le lancement depuis novembre 2015 de la 4G+ que le directeur général de Gabon Telecom avait présenté comme «la toute dernière évolution des normes de téléphonie mobile, qui proposera un débit trois fois supérieur à celui de la 4G, allant jusqu’à 233 Mbps, qui permet une expérience de téléchargement plus riche», ne vient pas faciliter les choses dans un contexte économique difficile, les abonnés peuvent toujours vouer leur espoir d’un lendemain meilleur à l’ARCEP.

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