Internet: le Gabon détient le coût d’accès le plus cher de la sous-région

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C’est que ce que révèle le rapport de l’enquête sur le niveau de satisfaction des acteurs TIC en matière de promotion de l’économie numérique. Présenté ce vendredi 19 juillet 2019 à l’hôtel Nomad de Libreville par la société CIBLE, dans le cadre de la phase 2 du projet eGabon, il en ressort que le Gabon est l’un des pays les plus chers du continent en matière d’accès à Internet. Une tendance qui peut être renversée. 



La volonté politique du gouvernement gabonais de faire de l’économie numérique un facteur de croissance et de diversification économique n’est plus à démontrer. D’ailleurs les résultats de l’enquête des Nations unies sur l’e-gouvernement classe le Gabon parmi les pays africains ayant l’indice d’infrastructure de télécommunication (IIT) les plus élevés, faisant de lui le leader de sa sous-région, grâce à une infrastructure de pointe.

Cependant, une étude sur le niveau de satisfaction des acteurs TIC présentée par la société Cible et commanditée par le projet eGabon ce vendredi 20 juillet 2019 à Libreville, révèle que le coût d’Internet reste très élevé comparativement au Cameroun, au Rwanda, voire le Sénégal, le Togo et la Côte d’Ivoire. Ce qui laisse les usagers perplexes malgré une évolution des habitudes entre 2018 et aujourd’hui.

Selon Ela Ela Amos, consultant international du groupe Cible, cette tendance peut évoluer si le gouvernement consent à implémenter certains axes opérationnels. « L’évolution de l’usage d’internet reste mitigée au Gabon. Ce d’autant plus que près de la moitié des enquêtés estiment être satisfaits du service », a-t-il déclaré, avant d’ajouter qu’il « faut implémenter certains axes opérationnels tels que les incubateurs, accélérer les lois sur la cybercriminalité et réduire les coûts d’internet qui restent assez élevés, etc. ».

Un autre handicap pointé du doigt par les experts de Cible, c’est également l’absence de partage des infrastructures entre les différents opérateurs. En effet, dans le cadre du Gabon des services issus du PSGE, le gouvernement avait prévu de construire et d’opérer une infrastructure numérique dans une optique de mutualisation. Mais sa mise en œuvre tarde toujours à être effective.

Un vrai paradoxe, comme le souligne le rapport de Cible qui s’étonne que le Gabon ne puisse pas profiter de son excellent positionnement au niveau africain et au niveau sous-régional pour faire du numérique une véritable locomotive du développement économique du pays.

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