Interdiction d’exportation de grumes : plus de 30 milliards de perte par an depuis son entrée en vigueur

La décision portant interdiction de l’exportation des grumes, prise en conseil des ministres, le 6 novembre 2009, qui visait à priori la lutte contre le chômage et la croissance du secteur n’aura eu, 7 ans plus tard l’effet escompté. Selon le rapport d’audit de la Banque mondiale sur son impact, c’est près du 3/4 des revenus fiscales issues de cette filière qui ont été perdus.

Ainsi, les recetes annuelles de la filière sont passés de 40,7 milliards de Fcfa et peine aujourd’hui à franchir le seuil de 10 milliards de Fcfa par an. Les finances publiques n’ont tiré aucun avantage de cette politique qui visait pourtant à doper le tissu économique.

Les taxes d’abattage, sur la superficie et sur l’exportation de grumes transformées n’ont cessé de dégringoler depuis 2007. Il en va de même de la chute du niveau des taxes sur les produits transformés, encore très inférieur à celui de la situation d’avant 2010, caractérisé par un effondrement de la demande des bois tropicaux sur le marché mondial.

Banque mondiale qui a audité cette décision, fait observer dans son rapport que la chute des recettes recouvrées par l’Etat en 2011, est à «mettre en relation avec la mauvaise santé financière des entreprises (crise des subprimes et arrêt d’exportation des grumes)».

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