Insécurité: la Police interpelle les parents et les tenanciers des débits de boissons

Préfecture de Police de Libreville © GabonReview

Les forces de police nationale, ont invité, dans un communiqué publié sur la page Facebook de la préfecture de Police de Libreville (PPL), les parents et les tenanciers des débits de boissons à faire preuves de plus de responsabilités, au regard du trop grand nombre des mineurs présents dans les débits de boissons et dans les rues, s’adonnant ainsi pour la plupart à des agressions aggravées, des vols et même des viols.

Au regard de la présence remarquable des mineurs, dans les débits de boissons parfois durant les heures de cours en uniforme et ceux errants dans les rues la nuit sur l’ensemble du périmètre urbain, les forces de police nationale appellent à la responsabilité des parents et à celle des tenanciers des débits de boissons.

« Les mineurs sont davantage auteurs des agressions entraînant parfois la mort des victimes. L’on peut citer l’agression mortelle au carrefour SNI le 8 avril dernier, commis par une fillette de 16 ans et l’assassinat à la pharmacie de Tchibanga commis le 30 mars dernier également par un mineur de 15 ans sur une adulte de 33 ans », indiquent-elles.  

En effet, il n’est plus rare d’entendre une annonce de viol, commis par des mineurs après administration des produits stupéfiants, dont le plus en vogue en ce moment est le Tramadol (Cobolos). Il en va de même du vol à la tire qui est aujourd’hui, un véritable phénomène grandissant à Libreville, dont les auteurs sont généralement âgés entre 10 et 17 ans. Et malheureusement, cette observation s’étend également à des enfants non accompagnés et déambulant dans les rues, de nuit comme de jour.

Invitant les parents et les tenanciers des débits de boissons à plus d’implications et de vigilances, les Forces de police nationale mettent néanmoins en garde ces derniers et les auteurs de délits, des différentes sanctions encourues en cas d’inculpation.

«Comme le prévoit la loi, en son article 281 du code pénal, quiconque aura fait boire jusqu’à l’ivresse un mineurs de moins de 18 ans, sera puni d’un emprisonnement de 1 à 3 ans et d’une amende allant de 24 000 à 240 000 francs. Selon l’article 232, si les coups et blessures faits volontairement, mais sans intentions de donner la mort, l’ont pourtant occasionné, le coupable sera puni de la réclusion. Enfin, selon l’article 292 et suivant, quiconque a soustrait frauduleusement une chose qui ne lui appartient pas, est coupable de vol. Ce délit est puni d’un emprisonnement de 6 mois au moins et de 5 ans au plus. Et peut être suivie d’une amende maximum de 1 000 000 de francs CFA», concluent les Forces de police nationale dans leur communiqué.