Insalubrité urbaine : Quid de l’installation anarchique des lavages automobiles

La question de la salubrité publique demeure un problème épineux dans plusieurs villes du pays. Dans la conscience populaire, lorsqu’on parle d’insalubrité, cela renvoie aux ordures ménagères. Aussi, l’installation anarchique des lavages automobiles est une source d’insalubrité parmi tant d’autres.

Depuis plusieurs années, cette activité informelle s’est accrue particulièrement dans la capitale gabonaise. Une activité sans doute lucrative au regard de son accroissement dans la quasi totalité des quartiers. Très souvent installés à la va-vite, aux abords des trottoirs et parfois même sur des lieux non appropriés, ces lavages ternissent l’image de la ville.

Il faut reconnaître que cette activité est d’un apport certain pour plusieurs compatriotes propriétaires de véhicules qui n’ont pas souvent le temps de s’occuper de cet aspect de l’entretien, surtout que certains au delà du lavage des automobiles font de leur petite et moyenne entreprise un parking pour les riverains. Il est également important de souligner que cette activité permet à de nombreuses personnes, d’en faire une occupation parfois à plein temps et au finish de joindre les deux bouts.

Ce métier qui semble profiter à plusieurs, caractérisé par une inorganisation qui, du point de vue de la salubrité publique, contribue à la dégradation du milieu urbain. Souvent construit de manière hâtive, sans respect des règles urbanistiques, et parfois à ciel ouvert, les stations de lavage donnent une image peu salubre à notre capitale. Le plus étonnant c’est que ces espaces sont exploités semble t-il avec l’accord de la municipalité, il revient donc à cette autorité de tout mettre en oeuvre pour exiger aux exploitants certaines commodités afin que l’activité se fasse dans les règles de l’art.

Pour rappel, la propreté des villes inclut l’éclairage public, la surveillance des halles et marchés, la vente des comestibles, les falsifications et sophistications des aliments et des boissons ; les inhumations, constructions des rues, habitations, égouts, canaux, institutions et établissements publics divers, les prisons, les hôpitaux; les mesures concernant également les épidémies et les vaccinations.

© Crédit photos union.sonapresse

Laissez votre avis