Insalubrité publique à Oyem, Essono Mengue se dédouane

Oyem, chef lieu du Woleu-Ntem © GMT

Comme plusieurs villes du Gabon, la capitale provinciale du Woleu-Ntem croupie sous les immondices les plus dégoûtantes en présence d’un maire impuissant faute de moyens et du manque d’expérience et de stratégies de la société Gabon Propre Service chargée d’assurer le ramassage. A la fin, les ordures et les mouches ont envahi les rues et assiègent les trottoirs.



Depuis quelques mois déjà, Oyem est plongée sous des hautes immondices. Selon plusieurs oyémois, l’incompétence, le manque de stratégies et l’inexpérience de la société Gabon Propre Service chargée d’assurer la collecte des ordures qui polluent les rues et assombrie la beauté de la ville est la principale cause de ce malaise. Devant cette colonisation des ordures, le maire de la ville, Vincent Essono Mengue, est presque impuissant.

Au marché d’Akouakam comme au carrefour de Ngouema, par exemple, les ordures ont débordé et les commerçantes ont étalé, le vendredi dernier, leurs marchandises sur les ordures qui les privent d’espaces. Mais devant cette insalubrité, plusieurs agents municipaux déclarent que la mairie d’Oyem ne dispose pas de budget pour le ramassage des ordures ménagères.

«Nos comptes manquent d’argent et nous ne pouvons rien faire. La situation de l’insalubrité qui souille notre ville inquiète tout le monde. Lors de mes premiers mandats, j’avais réussi à m’équiper en engins lourd. J’avais un chargeur, une niveleuse et un camion ben. Tout est gaspillé et vendu. Aujourd’hui, c’est GPS (Gabon Propre Service) qui collecte des ordures. Comme moi, tous les gabonais savent que cette société preste dans le nettoyage des bureaux et non dans la collecte urbaine des ordures», a déclaré Vincent Essono Mengue.

Réalisant que ce marché de plusieurs milliards octroyés à GPS pour le nettoyage de plusieurs centres urbains était un arrangement, le maire d’Oyem a confié que «c’est un contrat dont j’ignore la nature avec le Ministère du Budget sur la collecte des ordures de la ville d’Oyem. Je me demande sur quel critère lui a-t-on attribué ce marché. Est-ce le même métier que de nettoyer les bureaux et collecter les ordures d’une grande ville comme Oyem qui a une capacité de production importante en matière d’ordures? Et avec quel type de matériel? La mairie met souvent en contribution ses petits moyens pour soulager les populations quand cela devient trop comme maintenant».

En attendant de faire d’Oyem l’une des plus belles villes du Gabon, il est à regretter que l’état actuelle de cette localité n’honore ni les responsables politiques, ni les populations. C’est pourquoi, Essono Mengue déclare que «si on pouvait avoir une subvention de l’Etat, recevoir ce qu’il donne à Gabon Propre Service, je fais d’Oyem la plus radieuse ville du Gabon».

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