Insalubrité à Libreville : les garages anarchiques pointés du doigt

L’insalubrité dans la capitale gabonaise est un problème qui mérite l’attention des pouvoirs publics. Si pour le commun des habitants, cette question renvoie le plus souvent aux ordures ménagères, le phénomène des garages à ciel ouvert qui ne cesse de prendre de l’ampleur affecte lui la propreté de la ville. Ils sont non seulement une source d’insalubrité mais aussi une problème de santé publique.

Les garages installés anarchiquement dans la quasi-totalité des quartiers de Libreville sont une source d’insalubrité non négligeable. À Venez-voir dans le 3ème arrondissement où nous avons été, la chaussée est envahie par des véhicules en panne. Ces derniers rétrécissent la voie publique et perturbent également la circulation. A Ozangué dans le 5ème arrondissement, le constat est le même. Pourtant, la mairie et le commissariat ne se trouvent qu’à quelques mètres de la bretelle qui conduit à Mindoubé, transformée en garage insalubre à ciel ouvert.

Des épaves de véhicules, des huiles usées déversées à même le sol,  des trottoires encombrées, par des installations anarchiques de garages. Un tableau sombre de Libreville observable également dans le 4ème arrondissement où le maire Axel Jason Ayenoue, montait au créneau pour fustiger ces pratiques qui contribuent à la dégradation de l’image de Libreville.

Aussi, ces garages anarchiques constituent un danger aussi bien pour les garagistes que pour populations. Des produits toxiques aux effets dommageables sur la santé humaine y sont utilisés dans le cadre de leurs activités. Des huiles, des carburants, produits chimiques qui proviennent principalement des hydrocarbures et de leurs dérivés chimiques, des ferrailles, autant de déchets accumulés sans traitement qui ont un impact sur l’environnement et partant sur la santé des populations qui habitent à proximité de ces ateliers.

Il s’agit là d’un véritable problème environnemental et de santé publique que les autorités ne devraient pas négliger. Ces garages devraient subir des contrôles, pour que ceux qui obstruent la chaussée soient fermés. Tandis que les autres doivent construire des hangars pour éviter l’écoulement des huiles qui est facteur de pollution.  

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