Incident du PK5 : «le gendarme a été pris à partie» selon le ministère de La Défense

C’est dans un communiqué rendu public au journal de 20 heures que le ministre des Affaires présidentielles et de la Défense nationale a apporté les précisions sur les faits et les mesures prises à l’encontre du militaire, auteur du jet d’une grenade lacrymogène dans un taxi-bus rempli d’élèves.

Pour Étienne Massard Kabinda,«les gendarmes en poste au Pk5 se sont retrouvés débordés par les élèves du lycée technique Omar Bongo qui tentaient d’ériger des barricades suite à la carence de moyens de transport pouvant leur permettre de rallier leur établissement» c’est donc «face à cette situation et après avoir reçu des renforts que les gendarmes ont tant bien que mal réussi à organiser les embarquements à bord des taxi-bus disponibles».

Lors de l’embarquement dans le 4ème taxi «une foule s’est subitement ruée sur les gendarmes organisant le service et c’est à ce moment que le gendarme mis en cause pris à partie par les élèves a tenté de se soustraire de cette emprise en dégoupillant une grenade lacrymogène dans le taxi-bus».

Une situation complexe pour les parents d’élèves et l’opinion qui ont vu le 8 novembre dernier un cas d’une rare violence faite à l’endroit des élèves. Soulevant ainsi non seulement des questions de la sécurité mais également de transports scolaires en milieu urbain. Le bus a subi des dommages matériels occasionnant donc un manque à gagner pour le conducteur, qui réglera les frais? À l’heure où le climat social ne s’en remet toujours pas des violences de la crise post-électorale avons-nous vraiment besoin de ce genre d’actes?

Par ailleurs le ministre de la Défense nationale par la voix du Général de brigade Elisabeth Nyngomanda a précisé que «pour les besoins de l’enquête, les meneurs ont été entendus sur procès verbal» pour ce qui est des élèves dudit établissement. En outre, «le gendarme mis en cause, actuellement gardé dans les locaux disciplinaires de la police militaire à Gros-Bouquet fait l’objet de sanctions disciplinaires à titre conservatoire en attendant l’aboutissement de l’enquête en cours».

pour rappel, l’Association des parents pour la défense et les intérêts des élèves et des étudiants (APADIE) présidée par Nicolas Nguema a demandé le 9 novembre dernier l’ouverture d’une procédure judiciaire, laquelle selon des sources judiciaires a conduit la délivrance d’un soit transmis à la brigade de gendarmerie nord pour enquête.

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