Iboundji: les populations boudent les nouveaux élus locaux pour incompétence

Iboundji © D.R

L’élection des conseils municipaux et départementaux qui s’est déroulée le dimanche 3 février dernier n’a pas fini de de susciter des réactions chez les acteurs politiques. C’est le cas de la commune d’Iboundji dans la province de l’Ogooué-Lolo où certains conseillers municipaux choisis par le Parti démocratique gabonais (PDG) ne ferait pas l’unanimité au sein de cette localité.



En effet, la récente élection des administrations décentralisées dans le pays n’a pas fait que des heureux au sein des populations de la commune d’Iboundji. Ce scrutin qui a donné lieu à de nombreuses tractations a abouti à la désignation de personnalités politiques qui selon les indiscrétions recueillies dans cette localité ne disposent pas d’assises ou encore de compétence pour assurer une gestion efficace de la mairie.

Il faut dire que le bureau du Conseil voit arriver à sa tête en qualité de Maire Georgette Mavetsa qui selon certains militants du Parti démocratique gabonais dans la ville ne dispose d’aucune expérience. Pis elle sera suppléée par un enseignant comme 1er adjoint en l’occurrence Antoine Moubeyi  et comme 2e adjoint Pango Flavienne. Des nominations qui suscitent des interrogations sur la nécessité pour cette formation politique de faire le choix de personnes dont la probité et la compétence sont sujettes  à caution. D’ailleurs, il se sussure dans la petite bourgade que ni le maire titulaire, ni le 2ème adjoint ne savent ni lire ni écrire. 

Il faut dire que cette petite ville n’est pas à sa première mésaventure avec le « parti de masse » qui pourtant assure depuis des années sa gestion, mais avec des résultats invisible. D’ailleurs une centaine de militants de ce parti avaient démissionné et pointaient déjà du doigt  les conditions de vie dans l’ensemble du département Offoué-Onoye qui frôlent la ghettoïsation.  

« Cette partie du pays est coupée du reste de la planète. Sans route, les populations sont presque condamnées à vivre sans s’ouvrir aux autres localités (la seule voie est coupée, et les rivières sont sans pont), sans eaux, les populations vivent des puits; bref, la petite bourgade est loin de briller comme le nom du mont qui l’illumine: le mont Iboundji », dénonçait l’hebdomadaire Moutouki en mai 2017.

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