HTLV-1: un des Virus les plus mortels présent dans le sud du Gabon

D.R

Cliniquement détecté pour la première fois en 1979, par le Dr Robert Gallo, co-fondateur et directeur de l’Institut de virologie humaine à l’Université du Maryland school of medicine, le T-Lymphotropic humain de type 1 (HTLV-1) appartient à la catégorie des virus les plus mortels pour l’homme. Peu connu et peu médiatisé, ce virus est très présent en Afrique où 10% de la population en sont atteints, notamment dans le sud de Gabon.

De la mère à l’enfant, au cours d’une transfusion sanguine non stérilisée, ou par le biais d’un rapport sexuel non protégé, tels sont les modes de transmission du virus HTLV-1, de même que de nombreux autres virus. Une fois contaminé, le malade peut développer la leucémie, une inflammation de la moelle épinière ou encore une bronchiectasis, une maladie pulmonaire très sévère. Toutefois, seules 10% de personnes atteintes développent les symptômes précités, les autres peuvent porter ce virus toute leur vie, sans jamais en souffrir.

Le plus inquiétant est que «l’Afrique est considérée comme le plus grand réservoir d’HTLV-1», a relevé un rapport du directeur du laboratoire de rétrovirologie de Montpellier, Dr E. Delaporte.  Mais dans le continent, aucune sorte de prévention n’est mise en place pour informer de ce virus.

Par ailleurs, dira-t-il, «l’Afrique centrale est la région la plus touchée avec des taux de près de 10% dans les populations générales du Gabon et de la République Démocratique du Congo».