Houangni Ambouroue invite l’ONEP à faire du syndicalisme et non de la politique

Pascal Houangni Ambourouet, ministre du Pétrole et des Hydrocarbures © D.R

Accusé par l’Organisation nationale des employés du pétrole (ONEP), d’être à la manoeuvre pour torpiller les négociations entamées entre l’entreprise ESS Gabon, filiale gabonaise du Groupe Compass et ses employés, le ministre du Pétrole et des Hydrocarbures, Pascal Houangni Ambouroue, a tenu à apporter des éclaircissements concernant ces supputations.

En effet, dans une communication largement reprise par les médias, l’organisation syndicale accusait le ministre de tutelle d’avoir orchestré l’imbroglio lors des négociations entre la direction de ESS Gabon et ses salariés. Indiquant que ce dernier se rendrait spécialiste dans le «détournement et la division des adhérents de l’ONEP accompagnant  le bureau national dans les négociations collectives  entre notre organisation syndicale et les employeurs du secteur pétrolier».

Des accusations balayées d’un revers de la main par Pascal Houangni Ambouroue, en marge de la reunion de la deuxième phase des négociations entre les responsables de l’entreprise et les délégués du personnel. Il a estimé que ces accusations n’avaient aucun sens alors que la tutelle a souhaité accompagner ces négociations depuis le mois de Novembre 2017.

Revenant sur les raisons de la mise à l’écart de l’ONEP dans les négociations, le membre du gouvernement a estimé que l’organisation s’était fourvoyée dès l’entame des négociations en ne répondant pas à la demande de précision sur sa position concernant un accord ne reconnaissant pas le gouvernement. «Le lendemain l’ONEP n’a pas répondu favorablement à notre demande. J’ai simplement signifié à l’ONEP qu’il m’est difficile de travailler d’une part avec un partenaire social qui ne me reconnaît pas en tant que ministre pour bien mener les actions au côté des délégués du personnel et des délégués syndicaux. Et d’autres part… l’ONEP a été chassée par ses membres en pleine réunion», a-t-il relevé.

Il a par la suite indiqué que l’organisation qui est un partenaire social important pourra revenir sur la table des négociations si elle se conformait effectivement à leur règlement et ceux du code du travail. «Il n’est pas question, il n’est pas dans la coutume du ministère du pétrole et des hydrocarbures de venir diviser les agents ou essayer de tuer quelconque partenaire social»,a précisé Pascal Houangni Ambouroue.

Il a par la suite estimé nécessaire que l’organisation syndicale recadre sa position en continuant «à faire du syndicalisme et travailler pour le bien-être des populations et les membres qui sont associés» au lieu de se mêler de politique.

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