Hervé Patrick Opiangah : «la Sogada est une passion et une volonté d’accompagner notre pays vers l’autosuffisance alimentaire»

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Le Directeur général et Gérant de la SOGADA Hervé Patrick Opiangah © GMT

Homme d’affaires chevronné et entrepreneur prolifique, député et président de parti politique accompli, Hervé Patrick Opiangah s’est montré sous une autre casquette, par la matérialisation d’une passion et d’une ambition devenues réelles. Une ambition axée essentiellement sur le retour à la terre par le prisme de l’élevage et l’exploitation agricole. La Société gabonaise de développement agricole (Sogada), est le nouveau fleuron de l’exploitation agricole, estampillée 100% made in Gabon, dont le gérant rigoureux, ne cache pas son ambition de contribuer à atteindre  l’autosuffisance alimentaire par la production à grande échelle. 


Gabon Media Time : En quoi consiste et quelle est l’idée globale du projet organisé autour de la Société gabonaise de développement agricole (Sogada) ? 

Hervé Patrick Opiangah : La Sogada est le  projet d’une vie qui tire racine dans deux constats fondamentaux: Le premier est une constatation réalisée sur la base de ce que le Gabon, notre pays dépense chaque année en moyenne, près de 350 milliards de FCFA investis dans l’importation des denrées alimentaires en provenance  non seulement des pays européens mais surtout de nos pays frontaliers et frères comme le Cameroun et Congo pour ne citer que ceux-là. Fier et un tantinet orgueilleux, je me suis interrogé ainsi. Pourquoi nous Gabonais, devonsnous à chaque fois et continuellement aller manger ailleurs avec les risques sanitaires que cela implique, alors que sur place notre terre nous offre les possibilités et les potentialités de nous nourrir sainement et convenablement ? 

Le second constat, porte sur le reproche qui a été fait aux  Gabonais d’avoir à tort ou à raison développé une aversion pour le travail de la terre. On dit d’eux qu’ils sont assez fainéants et qu’ils ont par conséquent,  un faible certain pour les bureaux et donc pour fonction publique. Nous avons alors pensé qu’il était impérieusement nécessaire, de démontrer aux yeux du monde, mais surtout à ceux de nos compatriotes que la terre est une voie noble, avec des métiers, lesquels nécessitent que nous tous, fils de ce pays, nous nous y engagions avec la passion et le coeur. 

La Sogada est une passion et une volonté profonde visant à accompagner mon pays, graduellement à chercher les vertus de l’autosuffisance alimentaire par le truchement d’une entreprise 100% gabonaise, gérée par des Gabonais avec des employés gabonais et pour une production in fine, typiquement gabonaise. 

GMT : Pour faire l’agriculture et l’élevage, il faut avoir de l’espace aménagé. Est ce qu’au niveau de l’administration il y a des mécanismes mis en place pour acquérir le nombre d’hectares nécessaires pour mener cette activité ? 

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Une vue de la bananeraie de la Sogada © GMT

HPO : Nous détenons une superficie de 108 hectares avec possession du titre foncier. Cela n’a toutefois  pas été de tout repos, car il s’agit avant tout des terrains ancestraux. Il a fallu s’arranger avec les riverains. Une fois un consensus trouvé, il a fallu retenir le site, réunir toutes les familles puis associer le ministère des Eaux et Forêts afin d’effectuer un inventaire des essences forestières. Par la suite, nous avons dédommagé les riverains avec l’assistance des autorités municipales y compris le préfet dans ce petit village de Meyang situé à quelques encablures de Ntoum au Pk 55 Nzong Exotica. Nous avons également fait intervenir le ministère de l’Environnement puisque nous avons initié une étude d’impact social et environnemental avant d’entamer les démarches pour sécuriser l’investissement.

Je pense donc en toute modestie que ce domaine mérite qu’on s’y concentre. Que l’État nous donne aussi la possibilité de former et d’encadrer les plus jeunes. C’est vrai qu’il s’agit d’abord des projets privés, l’État ne peut qu’encadrer à sa manière mais devrait faire un peu plus. Nous précisions tout de même que nous bénéficions quand même d’une exonération fiscale sur certains produits et équipements que nous importons. C’est là une façon d’encourager même si  nous pensons que l’État peut mieux faire parce que sous d’autres cieux, ces métiers sont subventionnés. Mais la réalité est là, ce sont d’abord des projets extrêmement privés. 

GMT: Les banques vous ont-elles accompagné dans l’élaboration et la matérialisation de ce projet  ? 

HPO :dessus nous sommes orphelins. Au Gabon les banques sont assez frileuses et n’accompagnent pas souvent. Elles laissent les promoteurs se débrouiller et quand elles observent les premiers signes d’évolution,  elles se mettent à disposition, prêtes enfin à discuter. Sur cet aspect, je pense justement que les autorités devraient faire quelque chose dans ce sens pour accompagner les jeunes promoteurs qui ont des dossiers bancables parce que dans le cadre de la Sogada, nous avons souffert et il n’y a pas de honte à le dire, mais à ce jour nous avons pu tout financé sur fonds propres. 

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Hervé Patrick Opiangah en visite dans la bananeraie de la Sogada © GMT

Maintenant que la Sogada a fait sa mue et que nous commençons à communiquer nous espérons que les banques au Gabon devraient prendre un peu plus de risques.  L’État aussi gagnerait à mettre des mécanismes en place pour pouvoir aider et soutenir ceux qui ont déjà fait leurs preuves ou qui aimeraient faire leurs preuves avec des contrats arrêtés quitte à ce qu’ils soient partenaires jusqu’à ce que les structures deviennent autonomes. Puis petit à petit se retirer en laissant la liberté à ces entreprises de poursuivre seules leurs activités. 

GMT: Estimez vous que l’Etat ne fait pas assez pour accompagner les jeunes dans ce type de projet ? 

HPO: Je ne vais pas ici faire le procès de l’État ou des organismes financiers. Je lance plutôt un cri d’alarme pour solliciter  l’aide et l’assistance qui devraient nous permettre de passer à la deuxième phase de notre projet, celle qui consistant à renforcer les capacités et diversifier nos activités.

GMT: Quel est l’objectif à court et  moyen termes de ce projet porté par la Sogada ? 

HPO : Le projet veut répondre à une demande de consommation locale, des produits du maraîchage donc de l’agriculture et ceux de l’élevage. Une production réalisée par des Gabonais avec le souci de maîtriser la chaîne de production de bout en bout en termes de garanties sanitaires, car avons en priorité l’idée de produire des aliments sains pour ne pas empoisonner les compatriotes. 

Nous partons du postulat que ce domaine a été délaissé à nos frères expatriés par notre propre faute. Partant de là, nous à la Sogada avons décidé de nous associer et de nous attacher des services des agronomes nationaux qui sont au fait de la complexité de nos terres, des difficultés liées à l’environnement, lesquels maîtrisent aussi les spéculations de la culture par une connaissance certaine de produits prisés sur la marché.  

Nous avons donc décidé de passer à la production à petite dose, par segment et de faire en sorte que dès qu’on a maîtrisé le premier segment on peut espérer passer au deuxième. Aujourd’hui on peut affirmer que nous avons la maîtrise de ce que nous  produisons. C’est ce constat qui nous amène d’ailleurs à dire qu’il faille passer au deuxième segment, c’est à dire le renforcement des capacités. 

Quelle sont les variétés qu’on trouve dans l’exploitation agricole de la Sogada ?

Gabon Gabonmediatime Légumes Sogada GabonAu niveau du maraîchage, nous avons la tomate,  le persil, l’aubergine violette, le blanc. Par Campagne nous avons le manioc, la laitue, le choux, le piment, le gombo court et le gombo long. Nous avons également une bananerai de près de 40.000 pieds. Et actuellement nous expérimentons la production d’oignons. 

Au niveau de l’élevage, nous avons un chiptelle de 20.000 poules pondeuses  en production journalière. Nous bénéficions pour ce faire d’un accompagnement de l’Etat qui nous exonère de fiscalité douanière pour les produits strictement dédiés à l’exploitation agricole et à l’élevage. Nous disons donc merci, même si nous estimons que l’encadrement étatique peut être davantage élargi. 

S’agissant de la responsabilité à l’endroit  des consommateurs finaux, la Sogada se veut intransigeante et surtout transparente. Nos produits sont made in Gabon, certifiés, le siège est connu et donc si d’aventure, il y’a un problème relevé dans la qualité du produit, la Sogada répondra toujours. 

 Qu’est ce que vous avez prévu au bout de la chaîne de la ponte? Parce que 20.000 poules c’est assez conséquent.  

Gabon Gabonmediatime élevage De Poule SogadaDans le projet, il est question d’aller dans la transformation en produits divers et variés tels que les saucisses de volaille et qu’à terme, la vente se fasse en l’état.  Parce que les poules une fois arrivées en fin de potentiel de ponte, c’est à -dire au terme au terme de leur capacité de production d’oeufs, sont éligibles à la consommation. Elles  seront donc vendues au marché. Quand nous mettrons en place la chaîne dédiée à la transformation cela se fera systématiquement pour la consommation des ménages. 

Pour revenir sur le maraîchage, beaucoup de Gabonais aujourd’hui ont longtemps décrié l’utilisation des pesticides dans les produits de première nécessité alors quelles sont les garanties de la Sogada pour faire en sorte que les Gabonais n’aient plus cette crainte ?

Nous sommes une société et nous ne sommes pas au stade de l’exploitation traditionnelle ou domestique, c’est pour cette raison que nous avons pensé qu’il faut pouvoir révolutionner les choses dans ce domaine.  Pour espérer avoir un label, notre structure la Sogada (Société Gabonaise de développement agricole), avons d’abord effectué une étude d’impact social et  environnemental déjà, qui a été menée avec le quitus du ministère de l’environnement. 

Nous travaillons également en étroite collaboration avec l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (AGASA) qui vient contrôler notre dispositif sanitaire dans le sens où nous avons des partenariats signés avec des vétérinaires qui nous assistent systématiquement et qui viennent à des dates précises dans la semaine, pour effectuer des contrôles préventifs sur l’état de santé des animaux.  Sur place nous disposons également du personnel qualifié logé sur site, qui y veille 7/7 jours.  

C’est la raison pour laquelle j’évoquais la question de la  responsabilité en cas de problème sanitaire lié à la consommation de nos produits, la Sogada serait en mesure d’y répondre  parce qu’elle est présente sur le territoire. Nos produits sont en sus labellisés, nos oeufs par exemple sont tous marqués au laser avec la date de ponte et la date de péremption. C’est là une volonté pour nous d’avoir une attitude préventive qui doit alerter les consommateurs afin qu’ils ne soient pas floutés sur la qualité des produits. 

Gabon Gabonmediatime_Hervé Patrick Opiangha_SogadaS’agissant des  pesticides, leur utilisation chez  les agriculteurs traditionnels est due à leur manque d’expertise et de formation.  Ils sont dans la production artisanale mais nous aspirons à une production industrielle. C’est d’ailleurs un véritable problème que la Sogada  posera sur la table des autorités publiques car ces manquements ont un très grand impact sur la santé publique au Gabon.

GMT: Un projet d’une telle envergure nécessite qu’on ait dans son escarcelle des partenaires tout aussi importants. Quels sont les principaux partenaire de votre exploitations agricole?  

HPO: Nos partenaires sont multiformes. Nous avons des partenaires qui ont pignon sur rue en Belgique, en France, au Maroc et en Afrique du Sud, notamment ceux qui nous fournissent les animaux et leurs aliments ainsi que nos  équipements. 

Ils nous livrent des poussins d’un jour, ils  éclosent le matin à 4 heures et arrivent à Roissy Charles de Gaulle. De là, ils prennent l’avion vu qu’ils ont une durée de vie de 24 heures, et  arrivent ici avec Air France. De l’aéroport Léon MBA nous les récupérons avec prise en charge immédiate. C’est donc en définitive la qualité européenne qui sera produite en Afrique, plus particulièrement au Gabon. Une fois pris en charge, ils vont grandir en trois étapes d’abord un poussin, ensuite poulette enfin pondeuse. 

Toutes ces étapes sont maîtrisées parce que chacune d’entre elles obéit à une gamme d’aliments. Si vous n’avez pas respecté cela vous pouvez être sûr que la poule ne produira pas comme vous l’attendez. Et c’est même plus sensible que l’être humain parce que si elle n’a pas mangé à l’heure, elle ne va pas pondre chaque 24 heures.  C’est assez complexe parce qu’il y a des étapes à respecter jusqu’à la production. 

Sur le site nous avons des forages industriels qui font en sorte que nous soyons totalement autonomes par rapport à l’eau. Nous avons pour ce faire, mené une études détaillée avec le concours du cabinet international anglais SRK Exploration Service LTD côté parmi les 5 leaders mondiaux,  spécialisé en géologie, des études sur la qualité de l’eau etc…  

Les prélèvements effectués par ce cabinet ont été plus que satisfaisants. Nos poules ont une excellente qualité d’eau et c’est très important pour leur croissance car la qualité de l’eau favorise à 65% la réussite de l’élevage. Nous mettons un accent particulier  sur la qualité non seulement des produits mais aussi de tous les aliments qu’elles consomment. 

Qu’est ce qui amène monsieur Opiangah qui est déjà connu sous d’autres casquettes à se lancer dans un tel projet? 

Je vais du principe que traditionnellement nous sommes des agriculteurs , j’ai passé une partie de mon adolescence avec mes parents au village et j’en suis fier, car  ils m’ont formé aux métiers de la terre, c’est donc une réalité que nous avons en nous. Au village nous n’allions pas acheter des poulets, nous avons grandi avec les produits de la chasse, de la pêche, de la cueillette et bien entendu des produits des champs et de l’élevage domestique de nos grands parents. Je pense que les Gabonais et tout ceux qui vivent au Gabon ont besoin de se nourrir  manière saine. 

La fierté, parce que c’est un défi en réponse à ces gens qui ont affirmé pendant longtemps et encore d’actualité que les Gabonais sont des fainéants, qu’on délaisse tout ce qui est métiers nobles pour attendre juste la fonction publique et le bureau. A croire que la terre, l’élevage et autres sont totalement délaissés ou abandonnés aux expatriés qui parfois ne maîtrisent pas ce qui doit se passer pour garantir la sécurité sanitaire de tous. 

Gabon Gabonmediatime Production D'oeuf SogadaJe me suis dit pourquoi pas démontrer qu’il s’agit simplement d’un cliché ? Avec le projet Graine lancé par le gouvernement qui a vu l’espoir suscité même s’il n’est pas allé au bout des attentes des populations, je pense que le gouvernement s’y emploie toujours et nous avons en parallèle pensé qu’il y a de la place et qu’aujourd’hui lorsque nous regardons les anciens budgets on a près de 350 milliards de FCFA qui partent chaque année dans l’importation des denrées alimentaires. Nous cherchons à notre niveau des activités génératrices de revenus et en même temps à créer de la richesse et partant de l’emploi.  

Un des problèmes auxquels nous sommes confrontés sont les voies d’évacuation, certains disent  » oui ça va être compliqué «  à cela je réponds, c’est vrai mais ça ne nous empêche pas d’aller chercher les produits au Cameroun, au Congo ou ailleurs. Si nous y allons alors ça veut dire que nous pouvons tout faire pour que nos produits arrivent dans l’arrière pays. Cela va également pousser les pouvoirs publics à améliorer le réseau routier véritable vecteur au développement. 

Pour se lancer dans de tels projets,  il faut des moyens de financement qui peuvent freiner certains compatriotes. Que répondez-vous à cela ? 

Je vais vous répondre clairement, il y a la forme et le fond dans toute chose. Je connais des jeunes Gabonais, des jeunes compatriotes qui ont dû préfinancer ou financer leurs études avec juste une bande, c’est à dire une planche à essai sur laquelle sont cultivés des produits vivriers. Oui c’est difficile sans capitaux, un tel projet demande beaucoup de fonds, mais quand on le fait de manière artisanale, les attentes en termes d’investissement ne sont pas les mêmes. C’est la dimension qu’on veut donner au projet qui fera en sorte que celui-ci coûte cher ou pas. 

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Elevage de porc à la Sogada © GMT

Maintenant, on va du principe que ces projets sont d’abord privés. Cela suppose que le ou les  promoteurs doivent se préparer en conséquence, les banques devraient également être présentes pour les accompagner en fonction du business plan et de ce qu’ils  soient euxmêmes disposés à investir dans le projet pour espérer accrocher des bailleurs de fonds ou tout simplement intéresser des sociétés de crédits. 

Je suis l’un de ceux qui l’ont  expérimenté. Oui il a fallu que je racle les fonds de tiroir pour pouvoir injecter et donner naissance à ce projet. Maintenant que je produis, je me dis qu’il n’y a pas que l’aspect financier mais également l’investissement personnel parce qu’on s’investit dans un projet de vie.  

Durant ces deux ans je n’ai fait que financer le projet aujourd’hui enfin je commence à avoir un retour peutêtre pas encore amorti mais un retour parce que quotidiennement, il  commence à s’autofinancer. Sur site aujourd’hui nous disposons de 57 salariés, nous avons 10 bâtiments-poulaillers et dans chacun de ses bâtiments il y a deux emplois fixes, ce qui porte le total à 20 dans les 10 bâtiments.  Nous avons ensuite 4 bâtiments de porcherie dont 2 en reproduction et 2 en engraissement avec une capacité d’accueil de près de 500 porcs. 

GMT: Dans l’élaboration et la matérialisation, ce projet, à quel écueil principal avez vous fait face  ? 

HPO : J’ai développé un principe que j’ai surnommé le « principe des 5 P ». Le 1er P c’est la prière parce que l’homme propose et Dieu dispose,  le 2e P c’est la passion, car sans passion, on ne peut pas partir de Libreville chaque jour  à 5h du matin pour rallier Ntoum pendant près de 2 ans, le 3e P c’est la patience dans toute chose, à l’image de notre conjointe qui pour nous donner un enfant doit nous soumettre à l’épreuve du temps, soit neuf mois avant que l’enfant n’arrive,  le 4e P, c’est la persévérance car sans elle, il n’y a rien et le cinquième P c’est qu’une fois tous ces éléments réunis, ça finira par Payer parce que c’est du business. 

Donc oui nous pensons que les Gabonais peuvent le faire, des non Gabonais aussi puisque c’est quand même un marché libéral, le plus important c’est d’espérer atteindre l’autosuffisance alimentaire pour notre pays afin d’améliorer et soulager la panier de la ménagère. Notre ambition est d’inonder le marché africain et même international pour ainsi aider notre pays à réduire graduellement les importations qui s’élèvent à ce jour à plus de 350 milliards de FCFA chaque année pour des produits alimentaires. Je pense en définitive que  l’agriculture et l’élevage sont un vivier d’emplois pour les Gabonais qui sont confrontés à la problématique du chômage en s’y investissant, ils pourront devenir à la longue leur propre patron et pourquoi employer aussi de nombreux compatriotes. Et c’est le seul mal que je leur souhaite.    

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