vendredi,23 octobre 2020
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Henri Konan Bédié: «face à la forfaiture, un seul mot d’ordre: la désobéissance civile»

S’exprimant dimanche 20 septembre dernier au nom de l’opposition ivoirienne, l’ex-président Henri Konan Bédié (1993-99), a appelé à la « désobéissance civile » face à ce qu’il décrit comme de la  « forfaiture », c’estàdire la candidature controversée d’Alassane Ouattara à l’élection présidentielle du 31 octobre.

« Face à la forfaiture, un seul mot d’ordre : la désobéissance civile », a déclaré Henri Konan Bédié 86 ans, salué par un tonnerre d’applaudissements à la fin d’une grand-messe qui a réuni les principaux partis de l’opposition au siège du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), a rapporté l’Agence française de presse (AFP).

Henri Konan Bédié, chassé du pouvoir par un coup d’État militaire en 1999 par Robert Guéï, désormais érigé en leader de l’opposition depuis qu’il a rompu son alliance il y a deux ans avec Alassane Ouattara n’a pas précisé de modalité de mis en oeuvre de la « désobéissance civile » à laquelle il appelle le peuple ivoirien. Cette formule qu’il a préférée au boycott de la présidentielle auparavant énoncée. 

S’il faut noter l’absence de l’opposant Pascal Affi N’Guessan, l’un des candidats à la présidentielle, leader de l’aile « réformiste » du FPI opposée à l’aile « légitimiste » pro-Gbagbo, Henri Konan Bédié avait à ses côtés d’importantes figures de la politique ivoirienne à savoir Assoa Adou, le secrétaire général du Front populaire ivoirien (FPI) de l’ex-président Laurent Gbagbo, et Zié Koné du mouvement Générations et peuples solidaires (GPS) de Guillaume Soro, ainsi que d’autres petits partis.

A une quarantaine de jours de la présidentielle, la crainte de violences meurtrières est forte dans ce pays d’Afrique de l’Ouest, dix ans après la crise post-électorale née de la présidentielle de 2010 qui avait fait 3 000 morts. En août dernier, une quinzaine de personnes sont mortes dans le sillage de l’annonce de la candidature du président Alassane Ouattara à un troisième mandat. Des échauffourées ont de nouveau eu lieu le mardi 15 septembre dans plusieurs localités après l’annonce du Conseil constitutionnel de la liste des candidats retenus pour le scrutin.

Pour rappel, élu président de la République de Côte d’Ivoire en 2010, réélu en 2015, Alassane Ouattara, âgé de 78 ans, avait annoncé en mars qu’il renonçait à briguer un troisième mandat, avant de changer d’avis en août, après le décès de son dauphin désigné, le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly.

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Henriette Lembethttp://gabonmediatime.com/
Journaliste Le temps est une donnée fatale à laquelle rien ne résiste...
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