Guy Nzouba Ndama: «la santé d’Ali Bongo n’est pas l’affaire des fonctionnaires mais du Gouvernement»

Guy Nzouba Ndama, président du parti Les Démocrates © GMT

Le président du parti Les Démocrates Guy Nzouba Ndama a réagi ce lundi 12 novembre 2018 au communiqué du Conseiller spécial du président de la République, porte-parole de la présidence de la République sur l’état de santé d’Ali Bongo Ondimba, hospitalisé au King Faisal Hospital de Riyad, en Arabie saoudite, depuis le 24 octobre après « un malaise ». Pour l’opposant, la santé du Chef de l’Etat ne relève pas des fonctionnaires nommés à la présidence mais du Gouvernement, rapporte Radio France Internationale (RFI) sur son site internet.

« Le porte-parole dit que les institutions fonctionnent ; malheureusement elles ne fonctionnent pas, parce que lorsqu’il s’agit de la santé du président de la République, ce n’est pas l’affaire des fonctionnaires, c’est l’affaire du gouvernement », a confié l’ancien président de l’Assemblée nationale.

Pour Guy Nzouba Ndama, le silence du Gouvernement sur l’état de santé du Président de la République constitue une entrave au fonctionnement des institutions. A en croire, le président du parti Les Démocrates « les fonctionnaire» fussent-ils nommés à la présidence de la République ne sont que conditionnellement habilités à s’exprimer « lorsqu’il s’agit de la santé du président de la République ».

L’ancien président de l’Assemblée nationale pendant 20 ans n’ignore certainement pas les mécanismes institutionnels, lui qui aura été à la présidence de plusieurs sessions parlementaires au cours desquelles la loi fondamentale a été révisée.

La position de leader de Les Démocrates rejoint ainsi, celle de nombreux partis politiques et membres de la société civile tels que  l’Union nationale, le Rassemblement héritage et modernité, Pour le Changement, les Anciens cadres et dignitaires de la République, Tournons la page, Dynamique unitaire et même le Conseil consultatif des sages du Parti démocratique gabonais qui appelait « le gouvernement de la République à communiquer judicieusement, pour rassurer l’opinion nationale et internationale afin d’éviter que se pérennise un climat délétère préjudiciable à notre pays ».

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