Guy Nzouba Ndama : «Le fameux dialogue des émergents… est d’une indécence incommensurable»

Guy Nzouba Ndama, président du parti Les Démocrates © GMT

Le samedi 11 mars a eu lieu au Complexe le Noé Palace dans la commune d’Akanda le congrès de l’Alliance pour le nouveau Gabon (ANG), ce congrès a été marqué par la mue dans sa structure organisationnelle mais aussi dans sa dénomination. Celui-ci se nommera désormais  Les Démocrates, aux termes des travaux en commission c’est donc l’ancien président de l’Assemblée nationale, Guy Nzouba Ndama qui a été porté à la tête de ce parti ancré dans l’opposition, occasion était donné pour lui de s’exprimer sur les grandes lignes de l’actualité sociopolitique du pays.



A l’entame de son allocution, le président du parti Les Démocrates, a rendu un hommage appuyé à l’ancien président de l’ANG et désormais président honoraire à vie du parti, le Docteur Akoure Davin, soulignant «l’intelligence, la passion, et le dévouement dont ce digne compatriote a fait preuve pour servir l’ANG, et à travers ce parti, la volonté de changement et d’alternance des franges les plus importantes du peuple gabonais, livrées à elle-mêmes, face à une misère économique et sociale devenue de plus en plus insupportable voire infernale».

Evoquant la mutation opérée dans le parti, l’ancien président de l’Assemblée nationale a indiqué que le parti “Les Démocrates” est «une large coalition de mouvements, d’influences et de personnalités politique de provenance diverses. Cette coalition comprend outre l’ossature de l’ANG : le Rassemblement républicain et socialiste d’Alfred Nguia Banda, le mouvement des Amis d’Obiang (MAO) du Docteur Paulin Obiang Ndong et le mouvement patriote et républicain de Léon Paul Ngoulakia» et qu’à ce titre ce parti était résolument tourné vers la lutte pour l’alternance et donc la prise du pouvoir.

Par ailleurs, Guy Nzouba Ndama a également tenu a donné la position de son parti sur les grands sujets d’actualité, en l’occurrence sur le dialogue nationale prôné par Ali Bongo. A ce propos  il n’est pas allé de main morte, qualifiant l’organisation de cette messe d’indécence, «la principale erreur commise par ceux qui l’approuvent dans les conditions actuelles, consiste à estimer que les problèmes politiques se résolvent uniquement sur la base des considérations politiques. C’est-à-dire sans la moindre dimension morale, comme si morale et politique étaient diamétralement opposées. Comme si la politique au sens noble pouvait se passer de la dimension morale constitutive de l’être humain» a t-il expliqué. .

En outre, il s’est questionné sur l’opportunité d’organiser une telle rencontre, «comment pourrait-on dialoguer de façon authentique et sereine avec des cadavres dans les tiroirs, des disparitions non élucidées? Comment peut-on honnêtement dialoguer sans faire le deuil de plusieurs jeunes injustement massacrés? (…) quel est le sort de l’honorable Bertrand Zibi Abeghe et de ses compagnons d’infortunes» toute chose qui ne convainc pas sur la sincérité  et l’issue de ce dialogue.

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