mercredi,28 octobre 2020
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Guy Nzouba Ndama : «le combat de la vacance de pouvoir est perdu d’avance»

Président du Parti politique de l’opposition Les Démocrates, Guy Nzouba Ndama s’est exprimé dans les colonnes de Jeune Afrique sur divers sujets de la politique gabonaise. Il est à cet effet revenu sur le sempiternel débat relatif à la déclaration de vacance du pouvoir. Pour l’ancien président de l’Assemblée nationale, la vacance de pouvoir est une alternative à oublier car il est très peu probable qu’elle soit effective dans le contexte actuel. 

Ancien baron du régime sous Bongo père, il est l’un des anciens cadres de la République à avoir adoubé puis accompagné Ali Bongo Ondimba dans sa quête du pouvoir en 2009. Aujourd’hui opposant, ancien membre de la Coalition pour la nouvelle République, il a mené campagne aux côté de Jean Ping dans le cadre de la présidentielle de 2016, remportée par Ali Bongo Ondimba selon la Cour Constitutionnelle mais contestée par l’opposition qui a « condamné une usurpation de pouvoir » par le clan Bongo. 

Victime d’un accident vasculaire cérébral le 2 octobre 2018 à Riyad en  Arabie Saoudite, un débat sur la santé du Chef de l’Etat et sur sa capacité à gérer le pays s’emparait alors de la conscience  des syndicats et des autres composantes de la Nation, lesquels militaient pour la déclaration de la vacance de pouvoir. Interrogé sur la question, Guy Nzouba Ndama s’est dit résigné à l’éventualité d’un tel épilogue. Pour lui le combat pour la vacance du pouvoir est « perdu d’avance car notre Constitution ne reconnaît qu’à deux Institutions la procédure d’engager la vacance. Le gouvernement et les deux chambres du Parlement qui sont majoritairement composées du PDG et de ses soutiens. Vous ne pouvez donc pas compter sur eux pour mener ce combat » déclarait-il dans Jeune Afrique. 

Abondant dans le même sens, le président des Démocrates qui a fait partie du système et conscient de ce que les institutions sont pour la plupart acquises à sa cause a expliqué avoir tenté de saisir la justice sans succès. « Ensuite il y avait l’option judiciaire. Avec Myboto et Barro-Chambrier, nous avons co-signé une lettre adressée à la Présidente de la Cour Constitutionnelle pour qu’une commission médicale puisse se pencher sur la question physique du Chef de l’Etat. Cela n’a pas abouti. » s’est-il expliqué. Une façon pour lui de refroidir les ardeurs de ceux qui croient mordicus à la possibilité d’une avance de pouvoir. Le collectif Appel à Agir appréciera…     

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Pharel Boukikahttp://gabonmediatime.com/
Titulaire d'une Licence en Communication, d'une Licence en Economie et Gestion et d'un Master en droit Privé, mon appétence pour le journalisme est mise en exergue au quotidien à travers mes analyses sur Gabon Media Time dont je suis le Rédacteur en Chef.
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