Guy Christian Mavioga: «Ali Bongo est vivant, la vacance de pouvoir n’a pas lieu d’être»

Guy Christian Mavioga © GMT

Le secrétaire général exécutif du Bloc démocratique chrétien, Guy Christian Mavioga a réagi dans les colonnes de nos confrères du quotidien L’Union, à la décision n°219/CC du 14 novembre 2018 relative à la requête du Premier ministre tendant à l’interprétation des dispositions des articles 13 et 16 de la Constitution. L’ancien porte-parole de la Majorité républicaine pour l’émergence a estimé que le verdict de la Cour constitutionnelle tendait à garantir la continuité de l’Etat en l’absence d’Ali Bongo.

Guy Christian Mavioga soutien indéfectible d’Ali Bongo Ondimba a tenté de rassurer l’opinion récemment à l’occasion d’une réaction rendue publique hier par nos confrères de L’Union. Appelé à réagir à la décision polémique  de la Cour constitutionnelle, le leader du BDC a d’abord tenu à préciser qu’« Ali Bongo est vivant et que de ce fait, la question de la vacance de pouvoir n’a pas lieu d’être ».  

Bien que l’état de santé du président de la République et notamment l’absence de communication régulière des autorités a entraîné une levée de boucliers des formations politiques de l’opposition et même du Conseil consultatif des sages du Parti démocratique gabonais ainsi que des mouvements de la société civile, Guy Christian Mavioga estime qu’il n’y a pas péril en la demeure.

« Nous sommes tous conscients qu’il a eu des soucis de santé, lesquels ne lui permettent pas d’être au pays présentement et peut-être pour quelques semaines encore. Ce qui fait que nous nous retrouvons face à une situation (…) qualifiée de lacune par la Cour constitutionnelle dont une des missions est de garantir la constitution et le fonctionnement des institutions. D’où sa décision de léguer au Vice-président de la République et/ou au Premier ministre, une partie des pouvoirs dévolus au Chef de l’Etat, en cas de besoin », a-t-il poursuivi.

Une décision que le secrétaire général exécutif du Bloc démocratique chrétien a qualifiée de  « conjoncturelle » et de  « correcte »  au regard du  « vide juridique » que la Cour est venue combler en ajoutant un alinéa  « provisoire » à l’article 13 de la Constitution.

Par ailleurs, a-t-il conclu,  « il y a lieu de réviser notre Constitution dans son fond et dans sa forme. En attendant,  nous devons  savoir que le Gabon est entre les mains de Dieu, qui, seul est le maître du temps et des circonstances ».

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