Guilou Bitsutsu-Gielessen : «Tout le monde ne peut pas être ministre»

Guilou Bitsutsu-Gielessen et des membres de Priorités Citoyennes © GMT

La formation du nouveau gouvernement conduit par Emmanuel Issoze Ngondet est depuis plusieurs jours au centre des débats, au delà de la satisfaction affichée  par ce dernier, des critiques de plus en plus acerbe se font entendre. Dans un mini entretien accordé à notre rédaction, le président du mouvement Priorités citoyennes, Guilou Bitsutsu-Gielessen, n’a pas manqué de réagir à l’annonce de cette nouvelle équipe gouvernementale.

Ce mouvement qui a pris une part active au dialogue initié par Ali Bongo, par la voix de son président a tenu à donner son avis sur la composition du gouvernement d’Emmanuel Issoze Ngondet, qui a comme le soulignait ce dernier a pour mission de traduire en acte les accord issue du dialogue politique. «Dès lors que nous avons acceptés la main tendue d’Ali Bongo à travers le dialogue national c’est que nous acceptons de rentrer dans une logique de construction et non de demeurer dans une opposition dite radicale comme c’était le cas auparavant»; a souligné d’entrée de jeu Guilou Bitsutsu-Gielessen.

Revenant sur la nomination de certain membre de l’opposition au sein de ce gouvernement ou à la tête de certaines institutions, il a regretté que toute les personnalités et entité ayant pris part au dialogue n’est pas été traitées à la même enseigne. «Il est vrai pour beaucoup que Ndemezo’o Maganga et Ndaot ont « roulés dans la farine » tous les participants au dialogue d’Angondjé» Mais tout de même, «les individus reprochant certains d’avoir placés les membres de leurs familles à des postes auraient tantôt fait la même chose s’ils étaient à leurs places… Nous sommes dans un pays où la nation et la conscience nationale sont embryonnaires. Les gens pensent d’abord à leur ventres, à leurs familles, à leurs clans, à leurs ethnies. Hélas! Le système politique actuel survit et se régénère à travers ce prisme.»; a-t-il lâché.

Par ailleurs, le leader de Priorités citoyennes s’est voulu lucide, bien que regrettant cet état de fait il a relevé que «les enjeux et les priorités pour notre pays sont d’un autre ordre».

«Dans un pays, tout le monde ne peut devenir ministre. (…) « Et  » le climat de confiance nė du dialogue national, doit nous emmener aujourd’hui à mettre les condition de vie des Gabonais au centre de nos priorités de notre engagement politique»; a t-il ajouté.

Revenant sur les priorités décliné  par le Chef du gouvernement, Guilou Bitsutsu-Gielessen, a relevé que «la trêve sociale souhaité par le premier ministre ne doit pas se limiter aux seuls syndicats mais à toute la classe politique».

«Le plan de relance économique sous la houlette du FMI doit être considéré comme l’horizon actuel de tout le pays. Nous devons tous nous y mettre afin de sortir notre pays de cette zone de turbulences conséquence d’un septennat qui a vu nos finances publiques fondre comme neige au soleil. Nous avons fait beaucoup de politique trop de politique politicienne et partisane. L’heure est au travail»; a t-il conclu.

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