Guido Santullo à Ali Bongo : «Je vous mettrai à genoux, si vous ne me payez pas»

Guido Santullo

Dans un récent entretien accordé à l’hebdomadaire la Loupe dans son numero 335 de ce mardi 11 juillet, le président directeur général de Sericom, Guido Santullo revient sur le contentieux qui l’oppose à l’Etat gabonais. Il évoque un certain nombre d’aspect qui continue d’alimenter cette affaire tentaculaire qui met en lumière la concussion, la corruption et la manipulation au sein de l’appareil étatique gabonais.

Abordant l’arrestation et l’audition d’un de ses proches, en l’occurrence Francis Martial Wassieme, Guido Santullo souligne que les supposés aveux faits par ce dernier auraient été obtenus sur la contrainte «ce n’est pas lui qui parlait, c’est le bureau de l’armée qui l’a fait parler, ça ce sont des calomnies, comme je l’ai dit au Président de la République je n’ai jamais donné un seul centime à monsieur Ngambia»; a t-il indiqué.

Mis en cause dans l’affaire par des journaux proches du Palais du Bord de mer, Yves Fernand Manfoumbi, est dédouané par le PDG de Sericom, «Monsieur Manfoumbi qui est déjà ministre, non il ne m’a pas demandé l’argent» précise t-il. Il ajoute d’ailleurs, «celui qui m’a demandé de l’argent, c’est Maixent Accrombessi ancien directeur du cabinet du président, c’est Maixent qui était venu me demander mes factures pour pouvoir mettre 15 milliards de francs à la disposition du financement de la campagne du président. Et ça je peux le jurer devant Dieu et devant les hommes».

Il s’est d’ailleurs étonné du redressement fiscal dont son entreprise fait l’objet, indiquant «où est-ce qu’il ont redressé ça? Dans dans la rue? C’est de la calomnie, de l’incapacité du contrôle fiscal. En plus tous mes contrats, les neuf contrats étaient signés hors taxes, tous mes contrats étaient hors impôts, hors taxes, hors douanes. Tout était net d’impôt. Parce que je faisais payer 700 mille francs CFA pour un kilomètre, c’est quoi ça. Parce que si le contrat n’était pas hors taxe ça serait le double».

Par ailleurs, il a une fois réitérer sa détermination afin de couvrir sa dette auprès de l’Etat gabonais, même si cela devrait aboutir à la saisie des biens du Gabon à l’étranger. S’adressant à Ali Bongo, le PDG de Sericom n’a pas manqué d’être menaçant, «vous nous devez 360 milliards, où vous les payez avec un bon accord ou vous les payez avec le mal. Je vous le répète. Je vous mettrais à genoux, si vous ne me payez pas»; a t-il lancé.

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