Grèves à répétition au CGC: Estelle Ondo à la manœuvre ?

Estelle Ondo, ministre des Transports © D.R

La situation au sein du Conseil gabonais des chargeurs (CGC) continue de susciter des interrogations au sein de l’opinion. Confrontés à des grèves à répétition depuis plusieurs mois, les agents réclament non seulement le paiement des arriérés de salaires, mais aussi le départ du directeur général, Liliane Nadège Ngari épouse Onanga Y’obegue, accusée de mauvaise gestion. Une situation quelque peu incompréhensible alors que cette dernière tente, depuis de nombreux mois, de trouver des solutions à cette crise qui secoue l’entité dont elle a la charge.

Que se passe-t-il concrètement au sein du Conseil gabonais des chargeurs? C’est la question qu’on pourrait se poser au vu des mouvements d’humeurs qui ne cessent de se succéder au sein de cet organisme. En effet, malgré la tentative de conciliation qui a vu l’intervention de l’Inspection du travail et la participation des représentants de la tutelle, c’est-à-dire le ministère des Transports, du Conseil d’administration et des représentants des partenaires sociaux, la situation semble de plus en plus complexe et est loin de trouver une accalmie.

Pis, depuis de nombreuses semaines, un imbroglio semble désormais naître entre les agents de la CGC et leur directrice générale. Celle-ci serait accusée de tous les péchés d’Israël, et une campagne de dénigrement sur les réseaux sociaux est orchestrée pour noircir son image au sein de l’opinion. D’après certaines sources, cette situation de crise serait rondement entretenue par le ministère de tutelle et plus particulièrement par la première responsable, Estelle Ondo, qui voudrait mettre à la tête de ce Conseil un de ses proches.

Ces informations seraient d’ailleurs corroborées par le zèle affiché par les syndicalistes qui laissent penser à une forme d’instrumentalisation de la part d’un individu tapis dans l’ombre. Sinon, comment comprendre que les grévistes aient  simulé son décès en exposant sur sa place de parking, un cercueil. Qu’est-ce qu’une telle action a avoir avec des révendicats d’arriérés de salaires considérées légitimes?

Il faut noter que depuis le déclenchement de cette crise sociale, la direction générale fournit des efforts considérables pour assurer le paiement des salaires malgré le contexte conjoncturel difficile que traverse le pays et qui a un impact indéniable sur cette entreprise.

A propos du départ de leur responsable, on se questionne d’ailleurs sur le dessein d’une telle manoeuvre puisque dans leurs revendications les syndicalistes indiquent que «le problème du CGC c’est pas l’argent mais Liliane Ngari», donnant de ce fait l’impression qu’effectivement cette campagne ne vise entre autre qu’à obtenir le départ de Liliane Nadège Ngari épouse Onanga Y’obegue.

Les proches de cette dernière déplorent les canaux utilisés, notamment les réseaux sociaux et des journaux d’opinions, pour arriver à cette éventualité qui n’honore pas l’image de l’administration gabonaise.

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