Grève du SNEC: Moukagni Iwangou renvoie la patate chaude aux ministères du Budget et de la Fonction publique

Jean de Dieu Moukagni © D.R

Les revendications du Syndicat national des enseignants-chercheurs (Snec) à l’origine de la reconduction de leur grève, ont amené le ministre de l’Enseignement supérieur à  faire le point sur la situation. Jean de Dieu Moukagni Iwangou a, au cours d’une rencontre tenue ce vendredi 12 juillet 2019 entre la tutelle, le Snec et différents chefs d’établissement, indiqué que le traitement des dossiers des enseignants ne dépend pas essentiellement de son département et que ceux-ci se trouvent actuellement au niveau du ministère de la Fonction publique.  



Face au durcissement du ton par les enseignants-chercheurs membres du Snec, concernant leurs revendications portant sur la régularisation des situations administratives des agents de l’enseignement supérieur, Jean De Dieu Moukagni Iwangou, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et du Transfert des Technologies avait annoncé dans un communiqué rendu public ce mercredi 10 juillet 2019 s’être  « engagé à oeuvrer à la recherche des solutions », en même temps qu’il  invitait les grévistes à « la patience et au respect de la loi ». 

« Patience », Jean De Dieu Moukagni Iwangou a réitéré ce mot au terme de la rencontre du vendredi 12 juillet 2019 entre les membres du Snec et les autres agents de l’Enseignement supérieur, non sans leur indiquer que le traitement de leurs dossiers dépend de plusieurs départements ministériels concernés,  notamment le ministère de la Fonction publique et le ministère du Budget et des Comptes publics. 

Dans la foulée, il a toutefois tenu à rassurer ses interlocuteurs quant au suivi effectué par les soins de la tutelle qui « a permis de constater que tous les dossiers en vue de la régularisation des situations administratives des agents de l’Enseignement supérieur se trouvent actuellement au niveau du ministère de la Fonction publique », relève L’Union

Face à ce retour du ministre de l’Enseignement supérieur, Nathalie Sima Eyi,  la vice-présidente du Snec a dit « prendre acte des promesses de la tutelle » et a promis de « les transmettre à la base à l’effet de décider de la conduite à tenir lors de la prochaine assemblée générale ».

Laissez votre commentaire