Grève dans le secteur de la santé : l’Hôpital militaire submergé de patients

Hôpital d'instruction des armées Omar Bongo Ondimba © D.R

C’est la conséquence principale du mouvement de grève qu’observe les agents de la santé depuis quelques jours. Connaissant déjà une forte affluence,  l’Hôpital d’instruction des armée Omar Bongo Ondimba (HIAOBO) a vu son nombre d’usagers augmenter du jour au lendemain.

GABON LIBREVILLE

Depuis le déclenchement de la grève dans les secteurs de la santé et des affaires sociales, l’Hôpital d’instruction des armées Omar-Bongo-Ondimba (HIAOBO) reçoit encore plus de patients, contrairement aux hôpitaux publics civils qui voient leur niveau d’affluence de plus en plus en baisse.

Bien qu’étant un établissement public, l’HIAOBO relève d’abord de la santé militaire, ce qui explique pourquoi les patients se ruent désormais au sein de cet établissement. «Nous sommes d’abord des militaires et, ensuite, des médecins. Et un militaire doit être disponible, discipliné et toujours prêt à servir la population. Il n’y a pas de syndicat, ni de grève ici», a souligné le lieutenant Lamine Ibinga, surveillant général de l’HIAOBO.

Au sujet de l’affluence des malades, il faut souligner que dès l’accueil les places assises viennent à manquer, cela dès les premières heures de la journée.Une situation qui contraint donc le personnel soignant à limiter la prise de rendez-vous tant la demande est exceptionnellement forte.

Aux urgences, le constat est quasiment le même l’affluence est encore plus manifeste, et les patients sont obligés d’attendre de longues heures pour pouvoir être reçu. Cet état de fait, devrait par ailleurs inquiéter les pouvoirs publics si ce mouvement d’humeur perdure, l’Hôpital d’instruction des armées Omar Bongo Ondimba risque à la longue d’être de plus en plus submergé.

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