Grève aux Affaires étrangères : le syndicat demande l’intervention du chef de l’État

Front social aux Affaires étrangères © GMT

Le mouvement d’humeur illimité, qu’observent les agents du ministère des Affaires étrangères depuis le 2 janvier dernier, prend un tournant majeur. Réunis dans la salle de conférence dudit ministère ce 1 février, le Syndicat des agents des Affaires étrangères (SAAE), a tenu un point presse dans lequel il requiert désormais l’arbitrage du chef de l’État, Ali Bongo, pour solutionner les problèmes qui sont les leurs.

Suite à la non-satisfaction par leur tutelle des trois principaux points contenus dans le cahier de charges du SAAE depuis mars 2016 notamment : la Prime de servitude diplomatique (PSD), les conditions de travail à la centrale et les conditions de subsistance des diplomates à l’étranger. Dans cette optique, les agents du ministère n’ont d’autres choix que de s’en remettre désormais à la «très Haute autorité». «Dans cette perspective, l’ensemble des Agents du ministère n’a plus qu’une ultime voie de recours, celle de son Excellence Ali Bongo Ondimba» a indiqué Ghislain Boukandji, président du Syndicat des agents des Affaires étrangères.

Sur le premier point cité, les agents du ministère exigent la réhabilitation sans condition de la PSD. Celle-ci a été supprimée en 2015 suite à l’arrivée de la Prime d’incitation à la performance (PIP). Quant à la vétusté des bâtiments qui abritent les services des Affaires étrangères, plus question d’y rester plus longtemps d’autant plus que ces derniers sont considérés par les agents comme des «véritable mouroirs». Comme solution, ils proposent donc la délocalisation ou la réhabilitation totale desdits bâtiments. La situation de leurs collègues à l’étranger, elle aussi n’est pas en reste. Ne serait-ce que pour le loyer, les syndicalistes demandent que celui-ci soit réglé dans les plus brefs délais.

Le paradoxe, ici étant le fait que les mis en causes, ou ceux dont auxquels se réfèrent les agents dudit ministère notamment : le président de la République, le Premier ministre et l’actuel ministre des Affaires étrangères ont tous été des diplomates de carrière. Pour ces agents, désabusés, incompris et délaissés, un complot manifeste semble ourdi dans le but de ternir l’image de la diplomatie gabonaise dont le ministère des Affaires étrangères, qui à l’image du Gabon, en est la vitrine. Ces derniers ont laissé entendre que si rien n’est fait dans les semaines qui suivent, les agents promettent de durcir le ton en usant des moyens contraignants.

GABON LIBREVILLE

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