Grève au Cnou : les agents ferment les restaurants dans les universités et grandes écoles

Des agents en sit-in devant un restaurant universitaire © GMT

Entamé il y a un peu plus de deux semaines, la grève des agents de la Direction générale du Centre national des oeuvres universitaires (Cnou) se poursuit. Ces derniers ont décidés de passer à la vitesse supérieure en procédant à la fermeture des restaurants dans les universités et grandes écoles.

Face au non paiement de leur primes et salaires depuis bientôt trois mois, les agents gréviste ont assiégés l’ENS, dans le premier arrondissement de Libreville pour manifester leur mécontentement. Devant le restaurant universitaire de cette école supérieure, l’on pouvait lire  «Cnou les agents veulent leurs trois mois de primes et de salaire».

«Nous allons désormais investir les sites de production. Ce matin très tôt, nous étions debout à 4 heures. L’objectif était de fermer le site de production. Nous avons fermé le site de l’institut de gestion, nous avons fait pareil sur les autres sites»; a indiqué Joseph Patrick Souchlty-Poaty, le président du syndicat national des personnels de l’administration universitaire et des grandes écoles du Gabon (Synapaugeg).

Ainsi, de l’Institut supérieur technique (IST), de l’Ecole normale supérieure (ENS), au centre médical, en passant par l’Institut africain d’informatique (IAI) ou des autres structures dans lesquelles ils assurent la restauration, les agents ont décidé de ne  plus rien servir..

«Nous produisons pour le directeur général qui sait gérer les voyages mais ne sait pas gérés les hommes. Même lorsque les sites sont ouverts nous ne bénéficions pas des primes, nous ne pouvons pas travailler pour faire bénéficier ceux qui dirigent»; a t-il martelé.   

Par ailleurs, depuis le déclenchement de la grève, les agents constatent que le directeur général de cette administration, Aubert Aimé Ndjila, rase les murs et ne daigne pas répondre aux attentes de ses collaborateur porté disparu.

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