Grève à Maurel & Prom : Christophe Blanc menace l’Onep

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Suite à la grève générale lancée mercredi 22 février par l’Organisation nationale des employés du pétrole (ONEP), au sein de l’entreprise Maurel & Prom et à une répression violente des forces de sécurité qui s’en est suivie, un nouvel épisode vient donc d’être franchi avec les menaces à peine voilées, proférées par le directeur général de ladite société, Christophe Blanc, à l’endroit du bureau national de l’ONEP.

En effet, dans une correspondance le directeur général de Maurel & Prom Gabon, Christophe Blanc, informe le secrétaire général de l’Onep, Sylvain Mayabi Binet, de l’ordonnance du juge des référés du 25 février 2017 déclarant illicite la grève qui est en cours «au sein des différents sites et bureaux de Maurel & Prom Gabon», ordonnant de ce fait son arrêt.

S’appuyant sur la décision rendue par les autorités judiciaires, Christophe Blanc ordonne au responsable de la structure syndicale la «levée de grève» afin dit-il de «permettre un retour à la paix et au dialogue social au sein de Maurel & Prom Gabon». Ainsi, il estime que les «adhérents puissent se conformer à la décision du Tribunal» et que celle-ci  «devait être effective pour tous les employés des sites avant 12h00 le dimanche 26 février 2017. Pour tous les employés des bureaux à POG, le travail devaient reprendre dès 07h30 lundi 27 février 2017».

Le directeur général de Maurel & Prom, sur un ton menaçant, déclare que le déclenchement de la grève des employés de l’entreprise a  «fait subir à l’entreprise, aux salariés, aux associés ainsi qu’à la République Gabonaise un préjudice manifeste», des pertes qui selon lui avoisinerait «plusieurs millions de dollars», «ce que nous ne pouvons justifier» a t-il martelé.

Nous attendons «engager l’ensemble des procédures légales et les moyens appropriés permettant de poursuivre les auteurs ayant causé une telle perte afin de pouvoir être indemnisé» lance t-il à l’endroit de l’ONEP. Cette déclaration de Christophe Blanc met en lumière «l’arrogance» dont il fait preuve, et qui était déjà décriée par la centrale syndicale lors des négociations en octobre 2016.   

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