Le gouvernement reporte à une date ultérieure la gratuité des accouchements

Alain Claude Bilie-By-Nze © D.R

Dans son traditionnel discours à la nation, le 31 décembre dernier, le chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba, avait annoncé la gratuité des accouchements dans les hôpitaux publics à compter de ce 19 février. Advenu cette date,  force est de constater que la mesure n’est pas encore appliquée.

La promesse du chef de l’Etat n’était pas passée inaperçue, en effet, parmis les nombreuses mesures annoncées pour 2018, figurait en bonne place, la gratuité des accouchements afin de soulager les populations les plus défavorisées. Mais, cette mesure, qui devait entrer en vigueur ce 19 février, a été repoussée à une date ultérieure pour des raisons techniques, a annoncé le ministre de la Communication, Alain Claude Bilie By Nze, dans une conférence de presse qu’il a tenu lundi dernier à Libreville.

Alain Claude Bilie By Nze, est donc revenu sur les difficultés rencontrées par Denise Mekam’Ne, ministre en charge de ce département, qui «…pour mettre en œuvre cette mesure a engagé un nombre important de rencontres, de consultations avec les praticiens du secteur, il s’agit de la société de pédiatrie, la société de gynécologie, les infirmiers, les sages-femmes, les associations des praticiens…» et qui est donc «arrivée à la conclusion, qu’il fallait préalablement réorganiser les structures de santé, de sorte que nous parvenions à offrir davantage de services de qualité et de proximité ».

Le porte-parole du gouvernement a ainsi ajouté  que cette réorganisation à venir devrait permettre à ce que «..les centres de santé qui jusqu’ici fermaient à 15 heures, restent ouvert jusqu’à 20 heures de sorte que les populations puissent accéder à ces centres de proximité et permettre aux CHU de se consacrer uniquement au traitement des pathologies spécifiques», c’est donc une réorganisation profonde que tente de mener la ministre de la santé, et qui nécessitera très certainement, beaucoup plus de temps.

Cependant, il aurait été plus judicieux pour les autorités, que toutes ces directives aient été prises avant l’annonce du chef de l’Etat, afin d’éviter cet imbroglio, qui risque de miner un peu plus la confiance des populations envers le gouvernement.

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