vendredi,22 octobre 2021
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Le gouvernement opte pour la délation pour débusquer les «fonctionnaires fantômes»

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Face aux résultats mitigés enregistrés lors de l’opération de mise sous bon de caisse des agents publics, le gouvernement entend intensifier sa lutte pour arriver à une réduction drastique de la masse salariale. Lors du récent point de presse qu’il a animé,  le ministre de la Fonction publique, Ali Akbar Onanga Y’obegué, a annoncé la mise en place d’un numéro vert qui permettra de signaler les fonctionnaires récalcitrants.

L’idée paraît quelque peu saugrenue au vue des dérives qui peuvent en résulter. Confronté à des difficultés pour déceler effectivement les agents potentiellement fictifs, le gouvernement d’Emmanuel Issoze Ngondet devrait intensifier sa traque dans les semaines à venir.

Après avoir dénoncé les irrégularités imputées aux services de contrôle lors de l’opération de distribution des bons de caisse, le ministre de la Fonction publique a annoncé la mise en service d’un numéro vert gratuit pour obtenir des dénonciations «patriotiques» des fonctionnaires qui percevraient de manière indue des salaires.

«Nous allons mettre en service un numéro vert gratuit permettant à toute personne qui en a la preuve, de nous signaler les cas de personnes percevant la rémunération de l’Etat sans y avoir droit », a-t-il lancé lors du point de presse qu’il a animé. Espérant pouvoir compter sur « le patriotisme de tous et de chacun afin de mettre un terme à ce phénomène malsain qui compromet gravement l’avenir de nos enfants ainsi que la qualité et l’efficacité de notre service public», a relevé Ali Akbar Onanga Y’obegué.

Si cette décision peut paraître comme une solution pour régler le problème, de nombreux observateurs craignent qu’elle pourrait donner lieu à certaines bavures. «Il ne serait pas à exclure que des agents mal intentionnés puissent dénoncer un collègue dont la tête ne leur revient pas. Avec l’animosité qui règne souvent au sein de nos administrations, il faut s’attendre à beaucoup de coups bas», a fait remarquer un agent.

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Mondjo Mouegahttp://gabonmediatime.com
Titulaire d'une Licence en droit, l'écriture et la lecture sont une passion que je mets au quotidien au profit des rédactions de Gabon Media Time depuis son lencement le 4 juillet 2016 et de GMTme depuis septembre 2019. Directeur des Rédactions et Rédacteur en chef de GMTme
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