Gouvernement: Ali Bongo mise sur la jeunesse et la femme pour plus d’action

La nouvelle équipe gouvernementale autour du président et du vice-président de la république © D.R

La composition du gouvernement Issoze Ngondet III rendu public le 4 mai 2018 dernier, a été durant ces derniers jours au centre des conversations. En effet, le fait le plus improbable de cette nouvelle équipe est semble-t-il l’entrée des membres de l’opposition dite «radicale», mais la nomination de certains jeunes cadres et de femmes elle aussi, n’a pas manqué de susciter des commentaires.

En effet, outre les sorties remarquable de certains cadors du Parti démocratique gabonais (PDG) tel que Paul Biyoghe Mba, Jean Pierre Oyiba ou Blaise Louembe, qui ont été mis en retrait, certainement dans le but de mieux préparer les prochaines élections législatives, le chef de l’Etat a tenu lors de la composition du gouvernement à marquer un grand coup en optant pour le rajeunissement et la féminisation de cette nouvelle équipe.

Pour de nombreux observateur de la vie politique gabonaise, le choix porté sur ces nouveaux visages ne serait que le résultat logique des promesses faites par Ali Bongo Ondimba, lors de sa campagne pour la présidentielle d’août 2016. Ces décisions sonnent donc non seulement comme une volonté de rajeunir l’équipe gouvernementale, jadis vieillissante, mais aussi d’associer la jeunesse à laquelle il a fait la promesse de l’impliquer davantage dans la gestion du pays.

Au nombre des nouveaux entrants, l’ancien directeur général de Gabon Oil Company (GOC) Arnauld Engandji Alandji, du désormais ministre des Transports et de la logistique, Justin Ndoundangoye, ou encore la jeune ministre délégué aux Sports, Laetitia Diwekou, qui a seulement 30 ans est classée au rang des femmes qui composent la dernière équipe gouvernementale. Elle rejoint donc Madeleine Berre, Denise Mekam’ne ou encore Carmen Ndaot, pour ne citer que celles-là, pour faire valoir la capacité de la gente féminine à gérer un département ministériel.