Gouvernance : doit-on avoir peur de la nouvelle configuration du sommet de l’État ?

Pourquoi pas? Avoir peur  sans doute de certains compatriotes responsabilisés qui ont un passé peu orthodoxe par rapport aux fonctions qu’ils incarnent aujourd’hui.  Dès lors on peut se demander s’il y a une enquête de moralité qui est soigneusement faite avant chaque nomination.

Oui, la mortalité des individus désignés pour gouverner devrait intéresser plus d’un au plus haut point.  Bien au-delà des liens familiaux. Au Gabon, ce n’est pas un secret que de voir des noms de famille se chevaucher à la tête de l’État. Seuls les aveugles et les naïfs peuvent en faire un événement. D’ailleurs la présidence de la République devrait interpeller les surpris d’aujourd’hui…

Laissez donc les Maganga Moussavou tranquille ! Ils sont juste des boucs émissaires d’un système qui n’a que trop duré ! Pour rappel, le couple Maganga Moussavou sont des élus à la base, seul le fils a été récemment nommé. Toutefois,  dans un contexte de crise économique il importe de choisir des hommes humbles, honnêtes, avec un casier judiciaire vierge sinon, sans fautes graves commises dans un passé récent ou lointain.

Lors de sa conférence de presse du 22 août dernier,  le Premier ministre Emmanuel Issoze Ngondet avait déjà signifié sur le choix des nouveaux membres de son  équipe que:  «Je ne sais pas si en politique, on peut définir des critères objectifs. Ce qui peut paraître objectif à mes yeux se révélerait subjectif à vos yeux. Toujours est-il qu’on s’efforce de regarder les capacités à mener les politiques, leur degré de compétence, mais aussi le caractère politique est fondamental».

Cela pourrait justifier la présence dans cette équipe des personnalités déjà citées dans des malversations financières. Toutefois, sans trop faire le lien, répondant  à la question d’un journaliste sur l’évolution de l’opération Mamba, le Premier ministre a indiqué que «le temps de la justice n’est pas celui du peuple». Avant d’ajouter que «tous les membres du gouvernement vont se soumettre à l’exercice de déclaration de leurs biens» pour éviter toute confusion entre les biens de l’État  et leurs biens propres.

Mais au-delà de ces déclarations de bonnes intentions , si on n’arrêtait pas de faire dans l’incarcération spectacle de certains commis de l’État, sans une condamnation exemplaire, il est clair que les raisons de s’inquiéter de la nouvelle équipe gouvernementale sont pesantes.

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