Goodwill-Gabon s’insurge contre le traitement infligé aux personnes handicapées

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C’est à la faveur d’une conférence de presse animée, le mardi 22 mai dernier, à Louis dans le 1er arrondissement de Libreville, que Julien Nyare, représentant de l’ONG Goodwill-Gabon, a une fois de plus interpellé les pouvoirs publics sur la situation dans laquelle sont plongées, depuis plus d’une semaine, les personnes handicapées vivant sur le site d’Akébé.

En effet, depuis le 16 mai dernier, le site abritant des personnes handicapées, sis au quartier Akébé, non loin du gouvernorat, est privé d’électricité. Mais également d’eau, depuis bien longtemps. Plusieurs familles sont donc confrontées à l’insécurité et une situation sanitaire des plus déplorable. Privant même, les membres de l’association, de déplacement du fait de l’absence d’électricité pour recharger leurs scooters. Malgré de nombreux appels à l’aide, le silence et l’inertie des pouvoirs publics, suscite la colère des personnes concernées, qui par la voix de Julien Nyare, par ailleurs responsable du site a fustigé cette attitude.

Julien Nyare, a donc tenu à  informer l’opinion nationale et internationale sur la situation de maltraitance à laquelle ils sont confrontés. «Nous, membres constituants des Associations Nationales des personnes handicapées, avions décidé d’organiser ce point de presse ce jour pour vous informer, dénoncer et faire la lumière sur la situation qui prévaut actuellement au site des personnes handicapées de l’Ancienne Préfecture de Libreville, où ils vivent avec leurs familles», a-t-il fait savoir.

Cette situation, qui serait maintenue et entretenue par le ministère en charge de la Protection sociale et de la Solidarité Nationale, serait fait à dessein, selon Julien Nyare. D’autant plus que les responsables de ce département ministériel, à l’instar de Jonathan Ntoutoume Ngome, ministre délégué au ministère de la Famille, chargé de la Protection sociale, qui par cette occasion assouvit «une vengeance personnelle».

Rappelant les responsabilités de l’Etat sur le plan juridique, le responsable de Goodwill-Gabon, de concert avec ceux qui vivent sur ledit site n’entendent pas se laisser faire. «Je ne saurai clore mon propos sans inviter le gouvernement de la république réparer cette injustice, et de souligner que le Gabon étant un Etat de droit, nous allons saisir les instances compétentes afin que justice soit faite», a-t-il martelé.

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