Gérard Ella Nguéma: «La Cour constitutionnelle a mis fin à l’Etat de droit»

Gérard Ella Nguéma, président du Front patriotique gabonais © D.R

Le Mercredi 5 décembre dernier, le président du Front patriotique gabonais (FPG) Gérard Ella Nguema a animé un point de presse au siège de son parti sis au quartier Sotega dans le 2ème arrondissement de Libreville. Au cours de cette sortie, le leader de cette formation politique a entre autres commenté  l’état de santé du chef l’Etat, la modification de la loi fondamentale par la Cour constitutionnelle et les conclusions du dernier rapport de la Cour des comptes.

La situation que traverse le Gabon en ce moment ne laisse personne indifférent au regard de son importance. Plusieurs compatriotes tant du parti au pouvoir que de l’opposition n’hésitent pas à faire certaines analyses. Le tour est donc revenu au leader du FPG de se prêter à ce jeu face à la presse.

Durant son allocution, Gérard Ella Nguema a fustigé le comportement du gouvernement gabonais qui, durant l’hospitalisation d’Ali Bongo Ondimba à Ryad a fait preuve d’un mutisme sans précédent qui a créé la psychose et engendré des interprétations de tous genres dans l’opinion. « Ils s’agit de du président de la République gabonaises et non d’un citoyen lambda, et de ce fait sa santé n’est pas une affaire de famille ou d’un  groupuscule, mais une affaire d’Etat », a-t-il déclaré.

Par ailleurs, l’ancien candidat à l’élection présidentielle de 2016 a déploré l’attitude de la Cour constitutionnelle qui dans sa décision n°219/CC du 14 novembre 2018 a décidé de l’ajout d’un alinéa à l’article 13 de la constitution au mépris du principe de la séparation des pouvoirs. « Nous pouvons conclure que la Cour constitutionnelle vient de mettre fin à l’Etat de droit  », a-t-il martelé avant de déplorer l’attitude du Premier ministre qui avait saisi ladite Cour sans aller au préalable s’enquérir de l’état de santé de son patron.

Le FPG a également saisi cette occasion pour attirer l’attention du Parti démocratique gabonais PDG, sur la situation de ses cadres en fonction à des postes de responsabilité  mis en cause par le dernier rapport de la Cour des compte. Lequel document fait état de détournement de deniers publics important. « Pour un parti sérieux, de tels actes devraient être proscrits et les auteurs sanctionnés », a t-il conclu.

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