Gérard Ella Nguema appelle à la composition de la Haute Cour de justice

le président de la plateforme la 3ème voie, Gérard Ella Nguema, par ailleurs responsable de l’Union nationale tendance AMO, était face à la presse le samedi 21 janvier dernier, au quartier Nzeng-Ayong dans le 6ème arrondissement de Libreville. Au cours de cette rencontre avec les hommes et femmes des médias, il est revenu sur les graves révélations faites dans un entretien accordé au quotidien l’union il y a quelques semaines par Hervé Patrick Opiangah, un proche conseiller d’Ali Bongo.

Revenant tout d’abord sur les révélations de détournement de fonds publics qui met en cause des ministres de la République, il a exprimé sa satisfaction, estimant que l’ouverture de « cette boîte de pandore » met en lumière la prédation des deniers publics qui existe au sommet de l’Etat depuis plus de 50 ans. « Après les poursuites engagées contre certains hauts responsables de la République, les membres du parti au pouvoir( PDG),ceux qui sont passés à l’opposition et ceux de la majorité sont aujourd’hui silencieux comme des carpes. Même la maison mère du PDG émergent n’exprime pas de soutien à son président » a-t-il fustigé, s’interrogeant en outre sur le nombre de personnes qui devront répondre de leur actes si les procédures engagées allaient dans le fond du problème.

A ce propos, il s’est questionné sur le cas de l’ex ministre de l’Energie, Désiré Guedon nommé récemment au poste de secrétaire général de la Banque des Etats d’Afrique centrale. Ce dernier en effet, a été accusé par Hervé Patrick Opiangah d’avoir détourné près de 58 milliards de franc cfa destinés aux travaux de construction d’un certain nombre d’infrastructures, une nomination selon Gérard Ella Nguema qui vient ternir l’image du Gabon, du fait que la probité morale de son représentant soit remise en cause.

Par ailleurs, sur le cas du ministre du Pétrole, Etienne Dieudonné Ngoubou, le président de la 3ème voie, a émis des doutes sur la sincérité de la procédure lancée à son encontre, dénonçant au passage l’incompétence du tribunal de première instance de libreville, au vue de l’esprit de l’article 78 de la constitution gabonaise, « pourquoi le gouvernement gabonais ne se conforme-t-il pas aux dispositions de la loi fondamentale relative à la Haute cour de justice, seule instance habilitée à poursuivre et à condamner les membres du gouvernements », s’est il offusqué.

En outre, Gérard Ella Nguema a estimé que ces poursuites judiciaires doivent s’étendre à tous les cas de détournements massifs de deniers publics dont notre pays a été victime sans délimitation temporelle aucune,Le président de la 3eme voie a enfin clos cette rencontre avec la presse en déclarant que l’inertie de la commission nationale de lutte contre l’enrichissement illicite devrait aboutir à sa dissolution.

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