Georges Mpaga: «refuser d’aller affronter Ali Bongo aux législatives, c’est capituler»

Georges Mpaga, président ROLBG © D.R

La situation politique au Gabon serait au plus mal. Georges Mpaga, président du  du Réseau des organisations libres de la société civile pour la bonne gouvernance au Gabon (ROLBG), a une fois de plus tiré la sonnette d’alarme, le jeudi 7 juin dernier, au cours d’une conférence de presse qu’il a animé dans un hôtel de la place. Il a ainsi dressé un tableau sombre de la situation de la démocratie, du processus politique et électoral, tout en donnant ses solutions.

Outre ses récentes sortie sur la situation des détenus politiques au Gabon, l’ardent défenseur des droits de l’homme, n’est pas allé de main morte dans son analyse qui a essentiellement porté sur la situation politique qui prévaut, tout en faisant des propositions qui selon lui changeront la donne.

Dans son propos, Georges Mpaga s’est attelé à rappeler au président Ali Bongo Ondimba, dont la présidence souffre toujours de l’absence de l’onction populaire, à l’ordre. Selon lui, sous son magistère tout comme celui de son père avant lui, «la démocratie est happée». Il ajoutera d’ailleurs que, «sur le plan démocratique, le Gabon est en faillite du fait que la démocratie qui devrait reposer avant tout sur un système électoral ouvert, transparent et équitable pour permettre au citoyen d’être élus et de participer à la vie publique selon l’article  25 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, est en danger de mort».

Quant à l’Etat de droit et le processus électoral, Georges Mpaga, dénonce l’hégémonie et la main mise du régime d’Ali Bongo sur tous les pouvoirs, qui est selon lui, la cause de la faillite de la démocratie. «Au Gabon, tout le monde est unanime à reconnaître que le pays, est un véritable état de non droit qui viole de façon manifeste les principes de l’Etat de droit», a-t-il indiqué.

«Une œuvre orchestré par une caste de personnes qui auraient également fait main basse sur le processus électoral confisquer le pouvoir. C’est ce système électoral mafieux qu’il faut absolument démanteler. Il constitue de mon point de vue, l’obstacle principal à la tenue d’élections régulières», a-t-il poursuivi.

Pour inverser le cours des choses et ainsi donner au peuple un destin lumineux, le président du ROLBG envisage, «l’endiguement électoral du régime et le renforcement de l’axe de la résistance au coup d’état du 27 août 2016». Toutefois, invite ses concitoyens à se rendre aux législatives de cette année. Car, «refuser d’aller affronter Ali Bongo dans cette élection, c’est capituler». Une juste posture pour Georges Mpaga car celle-ci viendrait «confirmer, amplifier la victoire du Président Ping, obtenue dans les urnes, le 27 août 2016».

Laissez votre commentaire