Gel des recrutements: la Conasysed demande des explications au ministre de l’Éducation nationale

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Les mesures prises en Conseil des ministres le 21 juin dernier ont à elles seules, réussi  à cristalliser frustrations et inquiétudes au sein de la population gabonaise. Après avoir fait l’objet de moult interprétations, le gel des concours et de mises en stage pour une durée de 3 ans, se heurte désormais aux questionnements de la Conasysed, qui dans un courrier daté du 3 juillet 2018, a interpellé le ministre de l’Éducation nationale sur le devenir des concours d’entrée à l’ENS et à l’ENI.

La crise conjoncturelle qui frappe le Gabon a conduit l’année dernière le gouvernement à suspendre les recrutements des fonctionnaires pour une période de 12 mois. Un an plus tard, cette mesure a été reconduite, mais cette fois-ci, pour 3 années supplémentaires. Une situation qui a donc contraint l’un des syndicats les plus influent du monde de l’éducation au Gabon à requérir l’avis du ministre de l’Éducation nationale sur la situation des concours  d’entrée à l’école normale supérieure et à l’école nationale des instituteurs à venir.

Dans un courrier référencé, N254CONASYSED/BN, adressé à Francis Nkea Ndzigue ministre de l’Éducation nationale, le syndicat s’interroge sur l’avenir des concours prévus se tenir au cours de cette année 2018. «Pour ce qui est des concours ENI et ENS, déjà programmés pour  juillet 2018, ces concours auront-ils encore lieu ?», s’est interrogé la Conasysed dans ledit courrier.

Le syndicat, n’hésitera pas d’ailleurs, si jamais la mesure venaient à s’appliquer, à interpeller les pouvoirs publics sur les textes en vigueur portant sur l’organisation des concours. «Rappelons que le gel des concours où la non-organisation sont en totale violation de l’article 144 de la loi 1/2005 de la Fonction publique et la recommandation  OIT/UNESCO de 1998 concernant le personnel enseignant articles 31 à 38», peut-on également lire dans la missive.

Des interrogations, à la lecture dudit courrier, qui peuvent paraître légitime si l’on se fie ne serait ce qu’au concours de l’ENS qui aurait dû se tenir en juin 2016, mais qui a été reporté pour cette année. En attendant la réponse de l’Éducation nationale, beaucoup présagent une confrontation inévitable entre les syndicats et le gouvernement par rapport à ces mesures controversées qui font grincer bien des dents.

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