mardi,24 novembre 2020
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Gambie-Gabon: Epilogue d’un traquenard savamment organisé pour déstabiliser les Panthères

Un Scandale qui n’honore pas le continent africain et c’est peu de le dire. Une onde de choc qui a indigné bien de personnes et même au-delà du continent. C’est en ces termes que l’on peut résumer le calvaire vécu par la sélection gabonaise les Panthères du Gabon, esclavagisées à l’aéroport de Banjul, maintenues de force à l’aéroport et contraintes de dormir à même le sol au nom d’un prétendu nonrespect du protocole sanitaire. Retour sur ce traitement humiliant et avilissant infligé à la délégation gabonaise dès son arrivée à l’aéroport de Banjul. 

Il est 22h45, ce dimanche 15 novembre  2020 quand l’avion qui transporte les Panthères du Gabon qui doivent livrer un match important contre la Gambie, atterrit à l’aéroport de Banjul. 00H05 est l’heure de la fin des formalités policières pour toute la délégation. 30 minutes plus tard, contre toute attente, les passeports gabonais sont retenus par les autorités sans raison apparente. A 1H10, des officiels gambiens exigent à la délégation gabonaise de se soumettre aux tests covid-19. Refus catégorique des Gabonais qui ont par devers eux des tests covid-19 datant de 24 heures. C’est le début des complications. 

Il est 1H20 à ce moment, à quelques heures de la rencontre décisive contre la Gambie et les Panthères sont loin de se douter que leur calvaire ne fait que commencer et qu’elles passeront la nuit à même le sol dans cet aéroport. Un traquenard savemment orchestré par un certain Tamba, avec pour prétexte l’obligation pour la délégation Vert-Jaune Bleu de passer un test Covid-19 à l’arrivée. 

La vrai fausse raison du prétendu nonrespect du protocole sanitaire 

La réglementation de la Confédération africaine de football prévoit que toutes les parties prenantes à la rencontre joueurs, staff, médias et autres justifient d’un test négatif à la covid-19 de 48h. Dans le même protocole, la CAF indique qu’elle se conformera à la réglementation du pays hôte. A ce sujet, le protocole sanitaire gambien juge pourtant  recevable tout test négatif au Covid-19 d’un voyageur venant de l’étranger et datant de 72 heures au plus. Information tenue d’un document officiel du Haut-Commissariat de la République de Gambie et datant du 5 novembre 2020 l’atteste. Or la délégation des Panthères du Gabon a présenté des tests datant de 24h. 

Pour preuve, trois précurseurs et le ministre des Sports gabonais ont passé les différents contrôles avant les Panthères sans être testés à nouveau car ayant présenté leurs tests de 24h, le même que possédaient les Panthères. « A l’arrivée à l’aéroport de Banjul, Il faut présenter une preuve de test PCR de 72h maximum. Or, il se trouve que les Panthères avaient des tests datant de 24 heures. Pour ma part, je suis arrivé à Banjul par vol régulier dimanche à 20 heures. J’ai présenté mon test qui datait de 24 heures et j’ai quitté l’aéroport sans que l’on me demande d’être testé. Par conséquent, nous ne comprenons pas ce comportement inamical » a indiqué le ministre des Sports Franck Nguema. 

Le refus de la délégation gabonaise de se soumettre à de nouveaux tests a donc été logique. La manipulation des résultats réels des joueurs étant la principale crainte et surtout, l’argument selon lequel le Gabon aurait violé le protocole sanitaire de l’Etat gambien est complètement mensonger. 

L’intervention occulte d’un Général d’armée gambien qui a scellé le sort des Panthères 

Devant le refus de la délégation gabonaise de se faire tester à l’aéroport alors que le protocole sanitaire ne l’exige pas, et compte tenu du fait qu’au Gabon, où les autorités sanitaires exigent des tests systématiques à l’aéroport à l’arrivée de tous les passagers sans distinction de nationalité, pour respecter le principe de récupération, les Gambiens se sont fait tester à leur hôtel à la demande des autorités sportives gabonaises, la Gambie va utiliser des méthodes peu orthodoxes dont l’intimidation. 

C’est à ce moment que rentre dans la danse le Général Lang Tombong, du reste 1er vice-président de la Fédération gambienne de Football  lequel va exiger aux Gambie de lui présenter l’autorisation du gouvernement de se rendre en Gambie. Une hérésie quand on sait que ces éliminatoires sont programmés par la Caf elle-même. Pablo Moussodji Ngoma dans un post sur son compte Facebook revient sur « l’implication d’une autorité militaire qui a bloqué les passeports de la délégation gabonaise » du reste « membre influent de la fédération gambienne de football ». 

Ce dernier aurait usé de tout son pouvoir pour garder la délégation gabonaise dans ces conditions inhumaines. « Les deux coups de fil donnés par Pierre Alain Mounguengui à son collègue n’ont pas fait bouger les lignes, même pas la simple compassion de venir s’enquérir de la situation selon les codes moraux du sport international », s’offusque Pablo Moussodji Ngoma. 

Le Gabon a donc et les faits sont têtus, réuni toutes les conditions pour entrer dans le territoire gambien. Les tests de 24h présentés par les Gabonais et le protocole sanitaire de 72h montrent clairement l’incohérence de la raison évoquée par les autorités gambiennes. La volonté de déstabiliser les joueurs gabonais était donc manifeste. Dans tous les cas, ce dossier aura forcément des prolongations tant qu’une décision digne ne sera pas rendue par la CAF pour sauver l’image du football africain sérieusement ternie avec ce feuilleton de Banjul. 

 

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Pharel Boukikahttp://gabonmediatime.com/
Titulaire d'une Licence en Communication, d'une Licence en Economie et Gestion et d'un Master en droit Privé, mon appétence pour le journalisme est mise en exergue au quotidien à travers mes analyses sur Gabon Media Time dont je suis le Rédacteur en Chef.
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