GabonOilGate : Me Moumbembe dénonce des «tortures psychologiques» sur ses clients

Gabon Gabonmediatime Jean Paul Moubembe Gabon
Me Jean Paul Moumbembe © D.R.

Près de 72 heures après la mise sous mandat de dépôt à la prison centrale de Libreville de plusieurs hauts fonctionnaires faisant l’objet de poursuites dans le cadre de l’opération anticorruption dénommée « Scorpion », dont l’ancien administrateur directeur général de la Gabon Oil Company Christian Patrichi Tanasa Mbadinga, son avocat Me Jean Paul Moubembe a, lors d’une conférence de presse ce dimanche 1er décembre 2019, tenu à édifier l’opinion sur les circonstances de la garde à vue et de l’audition de son client. 


Lors de son face-à-face avec la presse nationale et internationale, l’avocat au barreau du Gabon, a relevé que la détention de Patrichi Tanasa Mbadinga posait un problème de moral car ce dernier est jusqu’à présent Conseiller du président de la République Ali Bongo Ondimba et qu’à ce titre sa présence à la prison de Gros-Bouquet est susceptible de donner une image peu reluisante de l’institution.  

A cet effet, il a sollicité du ministre de la Justice, Garde des sceaux, la mise en liberté de ces personnalités qui occupent toujours des fonctions importantes aux côtés du chef de l’Etat. « Si des collaborateurs encore en fonction du chef de l’Etat sont en prison, c’est la présidence de la République qui est incarcérée à la prison centrale de Libreville », a-t-il relevé. 

Abordant les conditions d’audition de ses clients, en l’occurence Christian Patrichi Tanasa Mbadinga et Lionel Diambou, Me Jean Paul Moubembe a  exprimé sa colère face aux violations de droits dont ils auraient été victimes. « Mes clients ont été persécutés moralement, car leurs auditions ont été faites non pas seulement en présence de plusieurs officiers de police judiciaires, mais aussi d’autres non habilitées », a indiqué l’avocat. 

Pis, Me Moubembe n’a pas manqué de dénoncer un climat de torture psychologique lors de la garde à vue de ses clients. « Ils ont vécu un climat de tortures psychologiques permanentes durant plus de 48h de 16h à 16h, c’est-à-dire du mercredi 27 au jeudi 28 novembre 2019, assis à même le sol, sans manger, ni boire », a-t-il lancé.

Laissez votre commentaire