Gabon: Vincent Essono Mengue denonce l’ingérence de la France et du Maroc

La situation sociopolitique que traverse le Gabon depuis plusieurs mois continue d’être au centre des préoccupations des acteurs politiques. Lors d’une causerie organisé à son domicile au quartier Methui dans la commune d’Oyem, l’ancien édile de cette ville Vincent Essono Mengue, a exhorté la population à se mobiliser pour défendre son droit à choisir son dirigeant. Il a également interpellé le rôle de la France et du Maroc dans l’imbroglio autour de la capacité du président Ali Bongo Ondimba à assurer sa charge à la tête de l’Etat.  

Lors de cet échange avec les populations de son fief, l’ancien maire de la commune d’Oyem a tout d’abord dresser un tableau sombre de la situation socioéconomique du pays, accentuée sur le plan politique depuis l’absence prolongée du chef de l’Etat après avoir été victime d’un accident vasculaire cérébral le 24 octobre 2018 à Riyad en Arabie saoudite.

Le proche de l’ancien candidat à l’élection présidentielle d’août 2016 Jean Ping, a exhorté les populations à s’impliquer dans le combat pour le changement et l’alternance. Il a interpellé ses interlocuteurs sur la nécessité de faire leur devoir, notamment celui de défendre leurs droits et les lois du pays, ainsi que de décider de la marche de celui-ci.

Abordant la question sur l’ingérence des puissances étrangères, Vincent Essono Mengue s’est insurgé contre l’implication de la France et du Maroc dans la situation politique que traverse le pays actuellement. « Par le soutien que la France et la Maroc apportent à ce régime corrompu, déliquescent et à bout de souffle, la France et le Maroc sont en grande partie responsables de la crise politique et institutionnelle qui prévaut actuellement dans notre pays et qui menace sa stabilité, ainsi que celle de toute la Sous-région », a-t-il martelé.

Il n’a d’ailleurs pas manqué de condamner l’hypocrisie de la France sur le cas du Gabon, qui pourtant se targue d’être la patrie des Droits de l’Homme. Le leader politique a par la suite condamné la complicité de l’hexagone dans « la mauvaise gouvernance du régime prédateur et dictatorial Bongo/PDG ». Face à cette situation, il a invité ses concitoyens à signer une pétition d’envergure nationale qui exige que la France arrête de régenter le Gabon.

 

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