samedi,27 novembre 2021
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Gabon : Victor Missanda dénonce l’illégalité de Séraphin Ndaot à la présidence du CND

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Lors des travaux de la première session plénière ordinaire du Conseil national de la démocratie (CND) qui se sont tenus le 25 février dernier, la question de la légalité du mandat du bureau de cette institution présidée par Séraphin Ndaot Rembogo a été soulevée par Victor Missanda, président de  l’Union démocratique et républicaine (UDERE). Pour ce dernier, un nouveau bureau devrait être mis en place prenant en compte les recommandations du Dialogue politique d’Angondjé. 

Le président de l’Union démocratique et républicaine, formation politique membre de la Majorité présidentielle pour l’émergence qui avait pris la parole devant l’assemblée à l’occasion de la session plénière ordinaire du Conseil national de la démocratie a entre autres soulevé la question du renouvellement du bureau de cette institution créée au lendemain des Accords de Paris afin d’apaiser la grande crise post-électorale née de la contestation des résultats de la présidentielle du 05 décembre 1993. 

Créé pour être le garant de la consolidation démocratique au Gabon, le CND, instance de régulation et organe consultatif regroupant essentiellement les partis politiques a le pouvoir de donner des avis et formuler des recommandations sur les questions majeures de la vie politique du pays. A ce titre Victor Missanda a au cours de son allocution, rappelé qu’à l’issue du dialogue politique d’Angondjé, le président de la République qui dispose du pouvoir de « nommer, aux emplois supérieurs militaires et civils » comme le lui confère la loi fondamentale avait nommé Séraphin Ndaot Rembogo à la la présidence du CND. Il est donc selon lui opportun que les propositions dudit dialogue soient retranscrites dans un texte à valeur juridique. 

« Pour honorer les conclusions du Dialogue politique d’Angondje, il serait souhaitable de procéder à l’adoption des résolutions issues du dialogue politique en textes juridiques, qui viendraient entériner toutes les propositions de renforcement et d’élargissement des missions du CND, de la durée du mandat de ses membres qui passerait de deux à quatre ans ainsi que le mode de désignation de ces derniers », a-t-il précisé. 

Au terme de sa prise de parole, le président de l’Union démocratique et républicaine a sollicité l’examen et l’adoption de son argumentaire par les membres de l’assemblée plénière du Conseil national de la démocratie pour dit-il « l’intérêt de la bonne gouvernance de Notre Institution », afin que le Conseil d’Etat soit saisi pour sortir le CND et son bureau exécutif aujourd’hui présidé par Séraphin Ndaot Rembogo, président du Parti pour le développement et la solidarité sociale (PDS) de ce qui est devenu un « casse-tête » pour cette institution. 

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Henriette Lembethttp://gabonmediatime.com/
Journaliste Le temps est une donnée fatale à laquelle rien ne résiste...
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